
Bienvenue sur mon blog littéraire. Mes lectures, mes bonheurs, ...
jeudi 26 mai 2011
Lâcher prise!

mardi 24 mai 2011
J'ai encore craqué!



lundi 16 mai 2011
A pas de loup ...


mercredi 4 mai 2011
Il faut bien un début à tout …

Piment, France Loisirs, 2002.
Dans le royaume des Six-Duchés, Fitz, bâtard d’un prince rejeté par sa famille, est élevé à la cour par le maître d’écurie de son père. Le roi décide de lui enseigner l’art de la magie et à devenir un assassin...
Il s'agit ici d'une relecture. Je me suis déjà lancée dans la série de L'assassin royal il y a plusieurs années, mais je n'avais lu que les deux premiers tomes (mon avis de l'époque est ICI). La raison? La trouille de m'attaquer aux 13 tomes de cette énoooorme série. J'ai pris une bonne résolution cette année : prendre mon courage à deux mains et me lancer dans les aventures de Fitz … sans reculer cette fois. Mais bon, vu que je suis une jeune maman et que cette série est décidément trop longue, je vais y aller doucement. La série de L'assassin royal se divise en deux temps : un premier allant du tome 1 à 6, le second allant du tome 7 à 13, et entre les deux se glisse une série parallèle du même auteur Les aventuriers de la mer composée de 9 tomes. Je suis bien décidée à tout lire. Lire tout d'un coup, c'est un peu raide. En lire un de temps en temps par ci par là, je ne trouve pas ça tip top niveau immersion, donc je vais diviser ma lecture en 3 temps. Cette année, je me lance dans la première partie de L'assassin royal (du tome 1 au 6) que je vais lire d'une traite. Après une pause, dans quelques mois (voire un an), j'attaquerai Les aventuriers de la mer, et enfin, dans encore plus de temps, je finirai cette expérience en lisant les 7 derniers tomes de L'assassin royal. Peut-être que ça me prendra 3 ans, mais en tout cas, je suis bien décidée à les lire.
Bon, après cette intro barbante, parlons de ce premier tome.
Ma première lecture m'avait plu, cette seconde lecture m'a totalement charmée. Je ne me souvenais quasiment de rien. J'ai lu ce roman comme si je le découvrais pour la première fois. Lorsque je l'ai lu il y a quelques temps, j'avais trouvé ce livre très agréable, bien écrit, intelligent. Cette nouvelle lecture m'a révélée un roman palpitant, émouvant, profondément humain, captivant. J'ai adoré! Contrairement à ma première lecture, j'ai une envie folle et viscérale de retrouver Fitz et de découvrir ce qui lui arrive. Même si j'avais trouvé ce personnage vraiment attachant à ma première lecture, je dois avouer qu'aujourd'hui, je le trouve tout simplement géniallissime. Je me suis énormément attachée à lui, il fait parti de moi comme nombre de personnages de romans que j'ai rencontré jusqu'à maintenant.
Je ne suis pas une grande fan de Fantasy à proprement parler. J'aime beaucoup, j'adore m'y plonger de temps en temps, mais je ne suis pas une inconditionnelle pour autant. J'ai longtemps hésité avant de m'attaquer à cette série. Même après avoir lu les premières pages, même si j'étais totalement plongée dans l'histoire, j'ai plusieurs fois failli reculer par peur des nombreux tomes de cette série. Mais non, j'ai continué. J'ai envie de suivre Fitz durant plusieurs heures passionnantes de lecture, j'ai envie qu'il m'accompagne pendant plusieurs mois, j'ai envie d'être plongée dans ce monde superbe qu'a crée Robin Hobb.
Sous ses faux airs simplistes, l'histoire est passionnante. Robin Hobb ne brusque pas, elle prend son temps, installe l'atmosphère, nous fait connaître petit à petit les personnages. Je n'avais pas suffisamment remarqué le talent de conteuse de Madame Hobb la première fois. Si vous n'êtes pas un adepte de genre fantastique comme moi, n'ayez crainte, cette série est parfaitement accessible. Pas de noms tordus, d'intrigues totalement sorties de nulle part. Non. On se retrouve dans le monde de l'Assassin royal comme si on y vivait depuis toujours. Tout déborde de superbes idées : les prénoms des personnages, leur personnalité (le fou est tout simplement superbe, je suis amoureuse de Vérité et je désire plus que tout être formée par Umbre à l'art de l'assassinat), le Vif et l'Art (géniales inventions), les forgisés, ... Bref! Que d'imagination!
Bon ... Je vais arrêter de palabrer et je file retrouver Fitz et le second tome ...
" Ma plume hésite, puis échappe à ma main noueuse, laissant une bavure d'encre sur le papier de Geairepu. Encore une feuille de ce fin matériau gâchée, dans une entreprise que je soupçonne fort d'être vaine. Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m'imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d'enfance saignent au rythme de l'écoulement de l'encre née de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé."
(L'apprenti assassin, Robin Hobb, Piment, page 10)

samedi 16 avril 2011
« … une éponge imbibée d'émotions humaines. »
La promenade au phare
Virginia Woolf
Le livre de poche, 2009.
Fera-t-il beau demain pour la promenade au phare? Cette question plane sur la famille réunie un soir de mi-septembre dans la grande maison de vacances des îles Hébrides. Tout au long du livre s'insinue la pulsation de la mer. L'eau entrave les pensées. La vie se déverse et la mort surprend. Les années passent. La maison est abandonnée. Demeurent les petits miracles quotidiens, ces « allumettes inopinément frottées dans le noir ». Ce sont eux qui donnent un sens aux choses, un mouvement à la vie.
Ma première rencontre avec Virginia Woolf fut en partie loupée. Il faut dire que j'ai lu Mrs Dalloway sur la côté méditerranéenne pleine de touristes, de la famille tous les jours, des sorties, une chaleur étouffante, ... bref! pas l'idéal. J'avais trouvé l'écriture magnifique mais la monotonie de l'ensemble me faisait décrocher régulièrement.
Après cette intro, je peux enfin vous avouer que je me suis réconciliée avec Virginia Woolf. La promenade au phare est une petite merveille. Il ne s'y passe presque rien et pourtant, j'ai dévoré ce roman. C'est beau. Voilà, tout est dit. C'est un roman sur le temps qui passe, sur ce qu'on pense mais qu'on ne dit jamais, sur la vie, sur la mort. Il y a très peu d'échanges réels entre les personnages. Ce roman est basé sur leurs pensées. Le lecteur connaît leurs sentiments, mais est le seul. C'est un roman des non-dits. Virginia Woolf a une écriture sublime. Elle décrit à merveille ces petites (et parfois grandes) idées, pensées qui traversent notre esprit. Elles cheminent, se croisent, se mêlent, se contredisent, se réunissent. Un bijou! Elle décrit également comme personne ces petites sensations qui viennent nous assaillir quand on ne s'y attend pas. Comme cet extrait où je me suis totalement retrouvée : " … de même qu'un voyageur dans un train express lève les yeux de la page qu'il est en train de lire et voit dans une ferme, un arbre, un groupe de chaumières, l'illustration, la confirmation du texte imprimé auquel il revient satisfait et fortifié ... " (p53). Elle rentre dans la tête de ses personnages pour nous faire entendre cette petite voix qui est en chacun de nous.
" Il était maintenant nécessaire de franchir une étape. Un pied posé sur le seuil de la porte, elle demeura un instant encore dans une scène de sa vie qui s'évanouissait pendant le temps même qu'elle le considérait; puis lorsqu'elle avança et quitta la salle à manger au bras de Minta, cette scène changea, altéra sa forme; Mrs Ramsay, lui donnant un dernier regard en tournant la tête, savait qu'elle était déjà devenue le passé. " (p151). Cette oeuvre est saisissante. L'évocation du temps qui passe, ces sublimes scènes où Lily Briscoe revit les choses passées à travers le tableau qu'elle peint, tout ça prend aux tripes. Il plane une certaine nostalgie, une tristesse, une envie de retenir le temps qui s'écoule.
Un très très beau moment. J'ai adoré parcourir les mots de Virginia Woolf durant ces premiers jours de printemps. Un régal! La promenade au phare me donne envie de découvrir d'autres textes de cette plume envoûtante, humaine et si touchante.
" Et c'est fini!" dit-elle. Puis elle vit dans les yeux de son fils, au moment où s'éteignait l'intérêt suscité par l'histoire, quelque chose d'autre qui en prenait la place : une sorte d'étonnement pâle, semblable à la réflexion d'une lumière, qui donnait à son regard comme un émerveillement immobile. Elle se tourna et voici qu'en effet, de l'autre côté de la baie, elle aperçut la lumière du Phare qui envoyait régulièrement par-dessus les vagues, d'abord deux éclairs rapides, puis un long faisceau fixe. On l'avait allumé. "
(La promenade au phare, Virginia Woolf, livre de poche, 2009, p88/89)
lundi 4 avril 2011
" ... voici qu'était venu mon amour et mon seigneur, et hélas! j'étais défigurée! "
(Source image : precious-bane.com)
dimanche 27 mars 2011
Nostalgie quand tu nous tiens ...


samedi 26 mars 2011
Mon Salon du livre à moi!
La promenade au phare de Virginia Woolf : Ma première (et unique) lecture de Virginia Woolf (Mrs Dalloway) fut assez partagée. J'y avais trouvé de magnifiques phrases, une sublime plume, une sensibilité prenante, mais je m'y étais un peu paumée. Je ne m'avoue pas vaincue. Je suis décidée à relire Virginia Woolf. C'est pour cela que je me suis offerte La promenade au phare, le roman qui m'attire le plus de cette écrivain. 
- Gatsby le magnifique de F.S Fitzgerald : J'ai envie de combler depuis quelques temps mon inculture totale en littérature classique américaine. Celui-là me fait de l'oeil depuis un bon bout de temps.
- Bellefleur de J.C Oates : Je ne connais pas cette plume de la littérature américaine qui pourtant réunit de nombreux adeptes. Je suis tombée (par hasard) sur cette belle édition et j'ai craqué. J'ai entendu dire que ce roman était un peu complexe et étrange, mais malgré ça, j'ai envie de me plonger dans cette histoire gothique où se mêlent ambiances noires et secrets de famille.mardi 22 mars 2011
Au coin de la rue ...
Pierre Gripari nous offre des petits contes plein de bonne humeur. Simples, courts, sans prétention, ces histoires nous emménent en enfer, à l"heure de la création du monde, sous la mer, ... Pierre Gripari nous prend par la main et on le suit. Ce ne sont pas les plus beaux, ni les plus drôles ou les plus émouvants contes que j'ai lu, mais ils sont touchants et très agréables à lire. Mon préféré est Je-ne-sais-qui, je-ne-sais-quoi. J'ai trouvé ce conte très intelligent et malin. Sous une apparente simplicité, Pierre Gripari nous apprend que nous avons tous le droit de choisir notre vie, que nous sommes tous libres et que le Bien et le Mal ne sont pas figés. On peut faire des erreurs et être pourtant quelqu'un de bien ... et vice versa.
Des petits contes agréables à lire ... A découvrir!
" Il était une fois un riche marchand qui avait trois fils : les deux premiers étaient intelligents, et le troisième idiot - mais tellement idiot qu'on l'appelait Manque-de-chance. Chaque fois qu'il portait quelque chose, il le laissait tomber. Chaque fois qu'il ouvrait la bouche, il disait une sottise. Chaque fois qu'il prenait un outil, il faisait un malheur. Et les gens du pays, qui le conaissaient bien, préféraient le nourrir gratis, plutôt que le laisser toucher à quoi que ce soit. "
(Je-ne-sais-qui,je-ne-sais-quoi, Les contes de la rue Broca, folio junior, 1982, p96)
dimanche 20 mars 2011
" Qu'on lui coupe la tête!"
Zweig est une valeur sûre. Même si j'ai une large préférence pour ses romans, j'aime bien parfois le retrouver avec ses biographies. J'avais beaucoup aimé Marie-Antoinette, j'ai également beaucoup apprécié Marie Stuart.
De cette femme autant dire que j'ignorais absolument tout. A part une vague idée du contexte historique, j'ai ouvert ce roman sans idées précises de ce qui s'y trouvait. Je me suis retrouvée plongée au début de la Renaissance, dans cette période trouble des guerres de religions, à l'époque de la triste et célébre Saint Barthélémy française (ça m'a rappelé l'ambiance du geniallissime La reine Margot de Dumas). Nous sommes en Ecosse et Marie Stuart devient reine alors qu'elle n'a que 6 jours. Commence alors une histoire passionnante. L'Histoire (avec un grand H) regorge de scénarii bouleversants. Celui de Marie Stuart est un vrai drame théâtral. Haine, jalousie, intrigue amoureuse, ambition, pouvoir, trahison. Tout y est!
Marie Stuart n'est pas très attachante. On l'admire dans une certaine mesure (surtout au moment de sa chute finale), mais elle reste un personnage assez étrange, paradoxale. J'ai eu beaucoup de mal à la cerner. Quant à la reine Elisabeth, j'ai aimé voir ce si grand personnage prendre vie devant mes yeux. Elle m'a intimidée, fascinée, impressionnée.
J'aime les romans historiques. J'aime cette sensation d'apprendre des choses tout en parcourant un récit génial et palpitant. Quand en plus le roman est écrit par un géni comme Zweig, tout est dit.
Je vous conseille fortement les biographies de Zweig. J'ai préféré Marie-Antoinette (sûrement parce qu'il traite de notre Histoire), mais Marie Stuart est également palpitant. Si vous voulez un roman intelligent, agréable, instructif, passionnant, facile à lire, alors lisez Marie Stuart. Si vous voulez lire une plume magnifique, sensible, profondément humaine, alors lisez Zweig (c'est un ordre ... et ce n'est pas négociable!).
" A l'âge de six jours Marie Stuart est reine d'Ecosse : dès le commencement de sa vie s'accomplit la loi de son destin qui veut qu'elle reçoive tout trop tôt de la fortune pour pouvoir en jouir consciemment. Lorsqu'elle vient au monde au château de Linlithgow, en ce sombre jour de décembre 1542, son père Jacques V agonise dans un château voisin, à Falkland ; il n'a que trente et un ans et cependant il est déjà écrasé par la vie, las de la lutte, las de la couronne. "
(Marie Stuart, Zweig, Livre de poche, 2001, p17)
(Source image : guide-site-touristique.com)




