" Ce disant, je passai ma main sur le front, car j'avais les tempes battantes, et je me rendis à la fenêtre. Un gel noir, mordant cruellement, de longs parterres nus encerclés de fer, où il semblait impossible que les gracieux crocus pussent passer leur tête jaune d'or ... un rouge-gorge triste, un pinson, et trois moineaux, tous affamés, évidemment silencieux et cherchant sur les graviers de l'allée ce qui restait des quelques miettes jetées au petit déjeuner. Il n'y avait assurément rien, dans le monde extérieur, pour me remonter le moral. "(Mrs Smith de Longmains in Rêves cruels de Rhoda Broughton, L'arbre vengeur, 2014, p15)(Source image : Northanger abbey, fr.academic.ru)
Bienvenue sur mon blog littéraire. Mes lectures, mes bonheurs, ...
lundi 2 novembre 2015
Au beau milieu d'un rêve
samedi 25 octobre 2014
" Personne ne naît sans héritage "
(Source image : ladyphoto.canalblog.com)
mercredi 18 juin 2014
Savant fou, expériences et petits tracas ...
C'est un drôle de client qui s'est installé à l'auberge de Mme Hall ! Vêtu d'un grand chapeau, de lunettes noires et recouvert de bandages tout autour de la tête, l'inconnu s'est enfermé dans sa chambre avec des dizaines de petites bouteilles remplies de poudres et de liquides divers... Que prépare-t-il ? Une chose est sûre, les villageois sont loin d'être rassurés !
(Source : Invisible man (1933). horreur web)
samedi 2 novembre 2013
" Cet endroit... aussitôt que vous y avez mis le pied, il prend possession de vous... "
vendredi 1 novembre 2013
Il y a des squelettes dans le placard!
lundi 14 octobre 2013
Une porte qui grince, un squelette caché, une abbaye hantée ... Joyeux Halloween!
mercredi 2 octobre 2013
1,2,3 .... Fantôme!
samedi 3 novembre 2012
Qui dit Halloween, dit lecture d'Halloween!
mercredi 9 novembre 2011
Romanza horror show II
jeudi 3 novembre 2011
Romanza horror show I


dimanche 31 octobre 2010
Il y a un revenant au coin de la rue!
Rien de tel qu'un week-end halloweenesque pour ouvrir un petit livre plein d'histoires de fantômes. Roald Dahl nous présente 10 nouvelles sélectionnées pour lui-même. C'est court, passionnant, effrayant, agréable à lire à tout âge. Dans la plus pure tradition des histoires de fantômes, chaque auteur crée une ambiance parfaite, présente des personnages attachants ou angoissants et ça fonctionne sans effort!
J'ai une petite préférence pour Le balayeur (vision fantômatique superbement bien écrite), Harry (l'angoisse d'une mère), W.S (un écrivain est poursuivit par le propre personnage qu'il a crée), Compagnes de jeu (une petite fille se trouve d'étranges amies), La boutique du coin (une vieille boutique d'antiquité est hantée par un revenant) et La couchette du haut (morbide vision sur un paquebot). J'ai passé un superbe halloween lovée dans un plaid et en lisant ces croustillantes histoires ...
Un recueil des plus agréables, un petit bijou à lire durant les longues soirées automnales ou hivernales, un vrai plaisir de lecture.
(Le balayeur de A.M Burrage in Histoires de fantômes, Roald Dahl, Livre de poche jeunesse, 2008, p50)
dimanche 9 mai 2010
De l'avantage de la pluie en plein mois de mai!

Au grand dam de sa famille, lord Montbarry décide de rompre ses fiançailles avec une honorable jeune fille pour épouser la sulfureuse comtesse Narona. Fuyant l'Angleterre victorienne du XIXème siècle, les jeunes époux partent s'installer dans les brumes d'un lugubre palais vénitien, où Montbarry décédera dans d'étranges circonstances. Transformé en hôtel, le palais deviendra alors le théâtre d'autres phénomènes inexpliqués ...
ça y est! J'ai découvert Wilkie Collins. Et j'en reste éblouie. J'ai passé une semaine de lecture passionnante. Ayant pas mal travaillé la semaine passée, je ne pouvais prendre L'hôtel hanté que le soir dans mon lit. C'était à chaque fois un réel bonheur. Accrochée aux pages, captivée par cette histoire extraordinaire, il était à chaque fois bien difficile d'éteindre ma lampe de chevet. Une écriture simple, mais incroyablement intelligente et efficace, des personnages parfaitement bien dessinés, une intrigue palpitante, une ambiance envoûtante ... Un moment incroyable de lecture, une rencontre inoubliable avec un grand nom de la littérature anglaise.
Dès les premiers mots, il est impossible de ne pas être transporté dans le roman. Des chapitres courts, rythmés, passionnants. Du caviar! L'ambiance est délicieuse. Nous sommes plongés dans cet hôtel vénitien aux longs couloirs angoissants. Certaines scènes, surtout dans les dernières pages, font réellement peur. Mon coeur battait plus vite, mon souffle s'accélérait. Tous les chapitres sur Venise s'enchaînent, nos yeux ne quittent pas les pages, on tremble, on craint l'arrivée du dénouement. Wilkie Collins a un talent incroyable de conteur. Il installe l'ambiance tel un peintre. On a l'image de la fameuse chambre 14 devant les yeux, on voit la comtesse Narona avec son teint blanchâtre et ses grands yeux noirs. Ce personnage est géniallissime. On passe de la pitié à l'horreur, de la compassion à la crainte. Un personnage inoubliable.
Je garde toujours les romans victoriens pour les jours d'automne ou d'hiver. Pour moi, une ambiance froide, pluvieuse, mélancolique est nécessaire. Du mois de mai jusqu'au mois d'octobre, je n'ouvre d'habitude pas ce genre de roman. Mais il y a une semaine, après deux semaines de beaux jours printaniers, chauds et ensoleillés, le froid et la pluie sont apparus. Une semaine de pluie sans interruption, un jour de neige et du froid permanent. J'ai pris les choses du bon côté en ouvrant L'hôtel hanté. Tout fut de mon côté pour apprécier ma lecture. Comme ça fait du bien des moments de lecture comme celui que je viens de m'offrir!
L'hôtel hanté n'est pas considéré comme le meilleur Collins et pourtant, je viens de passer un de ces merveilleux moments de lecture que nous offre la littérature. Du coup, je me dis que les rencontres avec La dame en blanc, Pierre de lune et tant d'autres légendes anglaises risquent d'être encore plus inoubliables.
Un grand coup de coeur!
Un grand (énorme!) merci à Maggie! Celle a qui je dois cette émouvante rencontre. Son avis sur L'hôtel hanté ici. Mais aussi les avis de DViolante, Schlabaya, Cécile ...
" Son geste et ses paroles n'eurent aucun effet sur le médecin. Mais à la vue de la figure de celle qui le regardait, il s'arrêta net : le contraste entre la pâleur mortelle de son teint et ses grands yeux noirs pleins de vie, brillant d'un reflet métallique, le cloua sur place. Vêtue dans des couleurs sombres et avec un goût parfait, elle semblait avoir trente ans. Ses traits - le nez, la bouche et le menton - étaient d'une délicatesse qu'on rencontre rarement chez les anglaises. C'était, sas conteste, une belle personne, malgré la pâleur effrayante de son teint et l'absence de douceur dans les yeux. "
(L'hôtel hanté, Wilkie Collins, Espace nord, 2005, p11)
(Source image : fond-ecran-image.com)
mardi 29 décembre 2009
Comment passer un Noël d'enfer ...
Lorsque surgit d'un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l'héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu'une inquiétante torpeur s'empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla... Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais " par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ". Métaphore implacable de l'amour interdit, Carmilla envoûte jusqu'à la dernière ligne... jusqu'à la dernière goutte de sang !
A part son si petit nombre de pages, je recommande fortement la lecture de ce texte. Carmilla nous replonge dans ces délicieuses ambiances gothiques, stéréotypées à souhait mais si croustillantes et nous emmène dans une intrigue bien ficelée ... malgré tout.

mardi 14 juillet 2009
Vous voulez un ballon?


La terreur s'incarna pour la première fois dans un bateau en papier journal dévalant un caniveau gonflé d'eau de pluie. Un petit garçon courait gaiement à côté. Il s'appelait George et avait six ans ... Pris dans un tourbillon, l'esquif disparut dans une bouche d'égout. L'enfant mit un genou à terre, se pencha ... Des yeux jaunes le regardaient, des yeux comme ceux qu'il avait imaginés le guettant dans la cave ... "Salut, Georgie!" fit une voix ... Un clown se dressait dans l'égout. Sa main noueuse comme une patte de rapace tenait un lot de ballons colorés ... George tendit le bras ... Dans la rue, les gens ne virent qu'un gamin en ciré jaune qui hurlait et se tordait dans le caniveau ... Oeil de salamandre, Queue de dragon, Main de gloire, quoi que ce fût, c'était là de nouveau ... ça! L'ordure aux cents têtes ... (Quatrième de couverture du volume 1)
...
Ce que j'ai préféré, aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est tout simplement que ça est une magnifique histoire. Et oui! Etonnant, non? J'ai souvent eu les yeux humides et les mains tremblantes en lisant cette sublime histoire d'amitié. Une amitié indestructible. Même le danger, la mort, l'oubli, rien ne peut détruire cette flamme qui existe dans le coeur de ces sept enfants. Jamais je n'oublierai Eddie, Bill, Richie, Mike, Ben, Stan et Bev. Stephen King a un vrai talent de conteur. Tous ces personnages sont devenus mes amis. Tous les jours, j'étais heureuse de les retrouver et de pouvoir partager leurs aventures, si affreuses qu'elles puissent être. Moi aussi, je faisais partie de la bande des Ratés. J'ai vécu cette histoire physiquement, pleinement. C'est ça que j'ai adoré! C'est un hymne à l'enfance, un éloge de l'amitié. C'est beau, c'est triste, c'est inoubliable!
Autre aspect important : la structure du roman. Ce balancement entre passé et présent est tout simplement parfait. Une belle représentation de ce fameux "cycle" qui posséde Derry. Cette recherche de la mémoire par nos sept amis, ces parallèles, ces différences qui existent entre les deux époques, tout ça est superbement bien ficellé.
Ce genre de roman d'horreur moderne n'est pas un style que j'adore d'un amour profond. Je préfére trouver la peur dans les romans gothiques anglais du XIXème où l'angoisse est plus subtile, l'ambiance fantastique à souhait et un brin romantique. C'est mon amour des classiques qui parle! Mon amour du beau langage et d'une littérature qui nous fait s'évader de notre quotidien et même de notre époque. Maintenant, je peux dire que Stephen King est l'exception qui confirme la règle. Je relirai avec plaisir un roman de cet auteur.
" Il s'éveille de ce rêve, incapable de se rappeler exactement ce qu'il était, sinon qu'il se déroulait dans son enfance. Il touche la peau douce et soyeuse du dos de sa femme, plongée dans la tiédeur de son sommeil et rêvant ses propres rêves ; il pense que c'est bon d'être un enfant, mais que c'est aussi bon d'être un adulte et de rester capable de prendre en compte les mystères de l'enfance ... ses croyances, ses désirs. J'écrirai un jour quelque chose là-dessus, pense t-il, sachant qu'il ne s'agit là que d'un songe nocturne, d'une pensée née du rêve. "

















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