(Source image : agora.virtualmuseum.ca)
Bienvenue sur mon blog littéraire. Mes lectures, mes bonheurs, ...
jeudi 25 novembre 2010
Elle est où la sortie???
(Source image : agora.virtualmuseum.ca)
dimanche 31 octobre 2010
Il y a un revenant au coin de la rue!
Rien de tel qu'un week-end halloweenesque pour ouvrir un petit livre plein d'histoires de fantômes. Roald Dahl nous présente 10 nouvelles sélectionnées pour lui-même. C'est court, passionnant, effrayant, agréable à lire à tout âge. Dans la plus pure tradition des histoires de fantômes, chaque auteur crée une ambiance parfaite, présente des personnages attachants ou angoissants et ça fonctionne sans effort!
J'ai une petite préférence pour Le balayeur (vision fantômatique superbement bien écrite), Harry (l'angoisse d'une mère), W.S (un écrivain est poursuivit par le propre personnage qu'il a crée), Compagnes de jeu (une petite fille se trouve d'étranges amies), La boutique du coin (une vieille boutique d'antiquité est hantée par un revenant) et La couchette du haut (morbide vision sur un paquebot). J'ai passé un superbe halloween lovée dans un plaid et en lisant ces croustillantes histoires ...
Un recueil des plus agréables, un petit bijou à lire durant les longues soirées automnales ou hivernales, un vrai plaisir de lecture.
(Le balayeur de A.M Burrage in Histoires de fantômes, Roald Dahl, Livre de poche jeunesse, 2008, p50)
dimanche 24 octobre 2010
Petite pause psychédélique
J'ai fait une petite pause dans ma lecture du Docteur Jivago (qui est, en passant, très bien) en lisant le court et très étrange Laura Voyage dans le crystal. Etrange mais très agréable. J'ai beaucoup aimé ce conte fantastique plein de charme. Avec un petit côté Jules Verne très accrocheur et une langue et une ambiance extrêmement poétique, George Sand arrive à nous capter dès les premières pages. Alexis Hartz nous conte ces divagations de jeunesse, ces voyages intérieurs et c'est, ma foi, assez palpitant. On s'imagine devenir minuscule et s'aventurer au coeur d'un cristal. On suit Alexis dans ses visions sans savoir où est le vrai, où est le faux. On ne cherche pas à comprendre, on embarque tout simplement. Des passages magnifiques, d'autres troublants et angoissants, une vraie aventure à la Jules Verne ... en beaucoup plus modeste tout de même.
Une fin très romantique et belle avec une pensée que j'ai, pour ma part, trouvé sublime : " Je sens que l'air et le soleil sont des délices de la vie, et que l'on s'atrophie le cerveau dans un écrin, si magnifique et colossal qu'il soit. Je donnerais donc toutes les merveilles que voici autour de nous pour un rayon du matin et le chant d'une fauvette, ou seulement d'une sauterelle, dans notre jardin de Fischhausen. " (Page 117).
La George Sand que je trouve peu convaincante dans ses romans champêtres (La mare au diable et La petite Fadette ne m'ont pas complétement emballée) me séduit beaucoup plus avec des romans d'aventure passionnants comme Laura Voyage dans le cristal ou l'excellent Mauprat.
On passe un très bon moment, c'est court, mais il y a tout ce qu'il faut, c'est frais, agréable. Une bonne petite lecture d'après-midi pluvieuse. Je le conseille. Une réelle bonne surprise!
" Je crois que tu es fou, dit Laura. Tu peux regretter la campagne, mais non pas le bonheur que nous goûtions ensemble : car nous allions toujours chacun de son côté, toi pillant, cueillant, gâtant toutes choses, moi faisant de petits jardins où j'aimais à voir germer, verdir et fleurir. La campagne était un paradis pour moi, parce que je l'aime tout de bon ; quant à toi, c'est ta liberté que tu pleures, et je te plains de ne pas savoir t'occuper pour te consoler. Cela prouve que tu ne comprends rien à la beauté de la nature, et que tu n'étais pas digne de la liberté. "
(Laura Voyage dans le cristal, Pocket, 2004, p25)
(Source image : Nausicäa de La Vallée du vent. Buta-connection.net)
dimanche 10 octobre 2010
Le pouvoir de séduction des morts

(Source image : Lesblaguesdeninon.boriedemaurel.fr)
Pour vous vacciner à vie contre les jeux de kermesse ...
(Source image : sabine-eichler.fr)
Il ne faut pas voler pour vivre, il faut vivre pour voler ...


samedi 9 octobre 2010
Readathon ... C'est parti!
" Est-ce qu'on était des bêtes pour être si entassés qu'on ne pouvait changer de chemise sans montrer son derrière aux voisins! "
(Source image : lookfordiagnosis.com)
dimanche 26 septembre 2010
L'automne est là!

(Source image :mazel-livres.blogspot.com. La lectrice de Marcel Rieder)
jeudi 9 septembre 2010
" Bientôt, elle serait capable de commencer à penser : "Ensuite?" "
Je viens de passer de douces et agréables heures avec Poussière. J'avais découvert la plume de Rosamond Lehmann (auteur oubliée mais heureusement remise au goût du jour par les excellentes éditions Phébus) avec le merveilleux L'invitation à la valse.
On embarque dans Poussière dès les premiers mots. La maison de Judith, la nature, le lac, le jardin, tout dans ce roman pousse à la poésie, à la rêverie. Le début et le milieu du roman (les 3 premières parties) m'ont totalement emballée. Même si le roman entier est une réussite, les deux dernières parties m'ont moins séduite.
Les 3 premières parties du roman évoque l'enfance de Judith (passages nostalgiques, poétiques et sensibles), les retrouvailles avec ses voisins (très émouvantes) et enfin, ses études de littérature anglaise à Cambridge (superbes!). Ce sont ces moments là qui m'ont le plus envoûtée. Les descriptions de la nature, la vie d'étudiante dans les années 20, la scène de patinage sur le lac gelé (Aaah!!), la fascination de Judith pour ces voisins, cette histoire de maison qui revit après plusieurs années, ce fut un coup de coeur, un régal. Les premières pages sont réellement magiques. Rosamond Lehmann nous dresse le portrait de chaque personnage si merveilleusement que l'on finit par les connaître et les voir. Même si ces voisins sont parfois étranges, on finit, nous aussi, par les aimer. Judith a une façon de regarder et d'écouter les gens qui nous la rend tout de suite attachante.
En lisant les premiers mots de Poussière, j'avais la conviction d'assister à un coup de foudre littéraire. Cette idée m'est restée très longtemps durant la lecture, mais certains passages se situant après les études de Judith à Cambridge (4ème partie) ne m'ont pas emballée à 100% (seulement à 90). J'ai trouvé trop lourd ce huis-clos amoureux qui tournait à la fin un peu en rond. Ceux qui lisent cet avis doivent se dire qu'il s'agit d'un vulgaire roman à l'eau de rose. Je crie que NON! C'est un véritable petit bijou. Je sais que ces confrontations amoureuses entre Judith et ces voisins sont là pour nous montrer qu'elle n'a pas encore tourné la page de son enfance, qu'elle s'y accroche ... jusqu'à s'enliser! Mais j'ai juste trouvé un peu gros que tous ces personnages s'enferment entre eux, s'aiment entre eux, se haïssent entre eux. C'est vrai qu'il fallait bien comprendre que ce n'est que lorsqu'ils se sépareront qu'ils pourront enfin vivre (essayer en tout cas), mais ce n'était pas utile d'en mettre autant. Donc, un léger ralentissement en fin de roman ... Ou plutôt en 4ème partie, car la 5ème (et dernière) partie est, quant à elle, plutôt réussie.
J'ai retrouvé ce ton nostalgique, humble, profondément humain de L'invitation à la valse. Cette douceur, cette mélancolie propre à la plume de Rosamond Lehmann. Et j'ai adoré! J'ai réellement dégusté ce roman. J'ai pris le temps de le lire, de le savourer. Le temps doux de ces derniers jours fut un allié de choix pour apprécier ces heures de lecture.
Malgré le bémol de la 4ème et avant-dernière partie, j'ai adoré ce roman. Surtout ces premiers chapitres où je suis littéralement tombée amoureuse de cette ambiance, de cette douceur, de ces paysages, de cette plume ... Un roman qu'il faut, tout comme L'invitation à la valse, lire absolument. Quant à moi, j'ai Le jour enseveli de Rosamond Lehmann qui m'attend encore dans ma bibliothèque.
" Alors elle vit que le ciel se fleurissait des teintes du soir. Au-dessous des nuages rougissants, le soleil apparut, toutes les cimes des arbres s'allumèrent et leur masse confuse, mouvante et balancée, baigna dans un flot d'or assombri. De l'autre sôté de la rivière, les champs étaient somptueux et rêveurs, saturés de lumière, coupés de longues ombres violettes. L'eau courait d'une course un peu folle, jonchée de paillettes ardentes, semée d'opales enflammées. Pourtant tout s'adoucissait, s'apaisait; les nuages se rassemblaient dans le lointain, le vent tombait; le soir allait être aussi calme, aussi fixe que la mort. "
(Poussière, livre de poche, 1972, p37)







