mardi 8 juillet 2008

Pause BD

L'épervier
1 - Le trépassé de Kermellec
Pellerin



Dupuis, 1994.
...
Aux yeux des uns, il est Yann de Kermeur, noble et breton. Pour les autres, c'est l'épervier, corsaire prestigieux. D'aucuns ne voient en lui qu'un criminel. Pour tous, il est redoutable ...
Avec Le trépassé de Kermellec, Patrice Pellerin offre ici l'élégance et la beauté limpide de son dessin pour servir le premier épisode d'une série marquée au sceau de la grande aventure.
...
Ah! Elle fut fortement agréable ma petite soirée en tête à tête avec Yann. Intrigue, meurtre, corsaire, falaise bretonne, femme courageuse et homme fourbe. Hum ... croustillant à souhait!
Yann est retrouvé près du cadavre de son ami le comte de Kermellec qui n'a eu que le temps de lui parler d'un tableau et lui donner un nom "Tlaloc". Notre héros est tout de suite accusé du meurtre et mené sous un chêne pour y être pendu. Malgré son acharnement à dire qu'il est innocent, les serviteurs du comte n'y entendent rien, aveuglés par l'image qu'ils ont vue : Yann penché au-dessus du cadavre.
C'est un premier tome haut en couleur, plein de suspense et d'intrigues. Il commence fort monsieur Pellerin. Un meurtre dès la troisième page et un héros à peine connu du lecteur qui est déjà accusé de crime et obligé de sauver sa peau.
Un album très agréable pour sa qualité artistique (très réaliste ... On s'y croirait!), son récit dynamique et son suspense haletant. Ce tome irait presque trop vite ...

dimanche 6 juillet 2008

Exposition Hokusai "l'affolé de son art" Musée Guimet

Le musée Guimet abrite de nombreuses oeuvres asiatiques. C'est le musée à voir lorsque l'Asie nous passionne. En ce moment, et ce jusqu'au 4 août, ce lieu parisien expose les oeuvres de Hokusai, artiste japonais (1760-1849).
J'ai eu un réel plaisir à voir toutes ces magnifiques estampes japonaises qui m'ont rappelée toutes mes lectures asiatiques que j'aime tant.
C'est doux, c'est délicat, c'est harmonieux. Un délice pour les yeux et l'esprit. Je suis ressortie sereine et calme.
« Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin. » Katsushika Hokusai, Postface aux cent vues du mont Fuji.


(Sources images : metavideogame.wordpress.com ; barnabys.blogs.com ; guimet.fr)

Vu au théâtre


La mégère apprivoisée
William Shakespeare



De la Comédie française
Mise en scène d'Oskaras Korsunovas

"Sly, vagabond endormi devant un cabaret au milieu de verres brisés, va vivre, pendant quelques heures, une histoire étourdissante. Manipulé par un Lord en quête de distractions, Sly se réveille dans un château, vêtu et parfumé comme un noble. Plutôt que d’éclaircir et d’affronter la réalité, Sly se laisse emporter dans la farce concoctée par le Lord. Devant lui, se joue alors, sur les conseils de faux médecins, un spectacle propre à chauffer son noble sang congelé par la tristesse. C’est l’histoire, à Padoue, de Catharina, jeune femme acariâtre fuie par les hommes mais que son père ne désespère pas de marier. Sa seconde fille, Bianca, entourée de prétendants mais amoureuse du seul Lucentio, ne pourra épouser celui-ci qu’après les noces de sa soeur. Surgit soudain Petruchio, gentilhomme de Vérone, séduit par la dot offerte par le père de Catharina et résolu à faire de cette mégère la plus douce des femmes. Séduction, humiliation, déguisement, provocation, tous les moyens sont bons pour faire tourner la tête de Catharina."


Ah lalala! Qu'est ce que j'ai pu rire!!! Quel jeu, quelle énergie, quelle prestation!

Je n'avais jamais rencontré de texte comique de Shakespeare et c'est une bien belle surprise. Je savais qu'il y a avait toujours un certain humour chez cet extraordinaire dramaturge, mais autant de rire dans une de ces pièces, je ne l'imaginais pas.

Tous les acteurs sont géniallissimes. Loïc Corbery, jouant Petruccio, est splendide. Un rôle de macho à nous faire plier en quatre. Un petit bémol du côté de Françoise Gillard qui interprète Catharina. Cela fait deux fois que je la vois jouer et j'ai toujours cette sensation de la voir faire toujours pareil. Ces rôles ne changent pas. Sa voix non plus. Contrairement à certains acteurs que j'ai vu 2 ou 3 fois et qui me montre une nouvelle facette de leur talent à chaque représentation, Françoise Gillard n'arrive pas à me faire oublier qu'il y a l'actrice sous le personnage. Sensation déstabilisante.

A part ça, un régal de chez régal! Une pièce superbement bien construite, drôle, profonde, humaine, un jeu d'acteur halucinant. Ils s'amusent, nous aussi. Du caviar, je vous dis!
(Sources : site de la Comédie Française ; flickr.com)

L'exposition Camille Claudel - Musée Rodin


Passée à côté lors de ma visite au musée il y a quelques semaines, j'y suis retournée et cette fois, je l'ai vu cette exposition ... j'y suis arrivée.
Avant d'entrer dans la salle d'exposition, petit tour dans le parc. Ah! Comme il est agréable! Cette seconde fois m'a encore plus enchantée. J'ai revu la chère Porte de l'enfer de Rodin, terrifiante à souhait. Le parc est simple, doux, romantique, un vrai petit moment de bonheur.
Mais revenons à Mademoiselle Claudel ...
Je n'ai pas fait d'études d'art, je ne suis pas experte et mes commentaires ne sont que le fruit d'un sentiment naïf, un élan spontané, je ne suis donc capable que de vous dire que j'ai été touchée et que j'ai aimé.
Plus que l'oeuvre, c'est la femme qui me touche. Camille Claudel m'a toujours fascinée. J'ai désiré voir certaines de ses oeuvres après avoir lu Une femme d'Anne Delbée que je vous encourage vivement à lire.
Mais j'aime ces oeuvres car c'est elle que l'on voit en transparence. Ses doutes, ses espoirs, ses recherches de l'art total et du bonheur.
Les deux sculptures qui m'ont le plus éblouie sont La valse et L'abandon.

La valse

L'abandon

Instants fugitifs, moments d'intimité et de douceur. On se sent presque mal à l'aise à regarder ces amoureux. On n'a envie de les laisser seuls, de les laisser s'aimer ... sans nous. Camille Claudel a réussi à créer une ambiance intimiste des plus romantiques et sensibles dans ces deux oeuvres.

Point fort de l'exposition (pour ma part), quelques lettres écrites de la main de l'artiste sont accrochées dans la salle parmi ces sculptures. C'est une façon de nous sentir encore plus proche de l'auteur.

Plaisir des sens. Couleurs, jeux des lumières, terrible envie de toucher le bronze, le marbre ou encore le plâtre, atmosphère à la fois paisible et passionnée.

Que dire de plus? Rien. Juste d'aller voir ... ou plutôt ... d'aller ressentir!

(Sources images : internet-normandie.eu ; vittoria-pazalle.com ; exporevue.com)

samedi 28 juin 2008

Pause BD

L'épervier - Archives secrètes
Pellerin
Hors série


Dupuis SA, 2006.

Gentilhomme et galérien, pirate et corsaire, Yann de Kermeur a affronté plus d'épreuves que n'en pourrait endurer un homme ordinaire. Mais de nombreux mystères entourent la personnalité de ce personnage complexe qui a fait de sa vie une légende. Qui se cachait vraiment derrière cet être singulier ? Qui étaient ses ancêtres ? Quel parcours l'a conduit à devenir un corsaire redouté ? Comment a-t-il constitué son équipage, construit son navire ? Quels étaient ses rêves ou ses regrets d'homme ?

S'appuyant sur les recherches historiques et archéologiques les plus récentes, Patrice Pellerin s'attache à restituer au plus près le parcours de ce héros hors du commun et à plonger au plus profond de son intimité. Dans cet ouvrages exceptionnellement illustré, il nous livre de larges pans du passé tumultueux de Yann de Kermeur. Un passé préfigurant déjà son avenir : riche de péripéties et de passions.

M'installant confortablement dans mon cher lit hier soir, je me suis laissée tenter par cette petite BD reçue dans le cadre du Swap Cape et épée par la charmante Emmyne. Naïvement, je projettais d'en lire quelques pages, puis de sombrer dans un sommeil profond. Et bien, non! Le destin en a voulu autrement. Je n'ai refermé cet album qu'au mot "fin" et ensuite, impossible de dormir. Il me fallait la suite. Qu'est ce que ça veut dire ça de me faire rêver avec des voyages en mer, des batailles de pirates, des galériens, des belles femmes amoureuses et des duels sanglants pour après me laisser comme une vieille chaussette sans suite, sans autre album?? Imaginez un peu!
Mais bon! Une chose est sûre et vous l'aurez compris, je peux ainsi rassurer Emmyne, j'ai aimé cette BD. Ou plutôt, elle m'a donnée envie de connaître la série. Cet album hors série est un documentaire. Pellerin écrit les élèments de la vie de Yann de Kermeur dont il est sûr à partir d'archives retrouvées récemment ... et il y en a peu. Tout passe très vite dans cet album, les élèments sont flous, non précis, se comptent sur les doigts d'une main. On reste sur sa faim en le refermant (ça, vous l'aurez compris aussi!).
Il existe pour le moment 6 tomes des aventures de Yann de Kermeur dit L'épervier et un 7ème sortira bientôt. Pellerin y narre des aventures mi-réelles mi-fictives de ce héros qui a véritablement existé. En publiant ce hors série, l'auteur a voulu faire le point sur ce que l'on sait réellement de L'épervier. Je trouve que cet album est surtout un avant goût de la série. Il ne contient que peu de choses, juste ce qu'il faut pour avoir envie de lire la suite. Ce tome inédit montre surtout qu'on ne sait presque rien sur cet homme, ce qui entretient sa légende, son mystère, son charisme et qui donne envie à une jeune lectrice innocente dans son lit d'aller acheter immédiatement le premier tome ...
Un album, certes spécial et qui nous laisse un peu sur notre faim, mais qui est nécessaire je pense pour différencier le vrai du faux de la vie de Yann de Kermeur, mais surtout pour nous donner envie de lire les aventures de ce héros imaginées par Pellerin.
Maintenant dans mon esprit une grosse discussion s'est installée. J'aime, en parallèle des romans que je lis, faire de temps à autre une petite pause BD. Je relis actuellement avec beaucoup de plaisir tous les Tintin. Quand ils seront finis, je désire refaire cette expérience agréable en débutant une nouvelle série. Je sais que ce sera L'épervier, tel est le point positif! Mais, point négatif : comment attendre jusque là?

vendredi 27 juin 2008

"Aux lignées condamnées à cent ans de solitude, il n'était pas donné sur Terre de seconde chance"

Cent ans de solitude
Garbriel Garcia Marquez



Points Seuil, 1995.
Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleur plein de rêve et de réel. Histoire à la fois minutieuse et délirante d'une dynastie: la fondation, par l'ancêtre, d'un village sud-américain isolé du reste du monde; les grandes heures marquées par la magie et l'alchimie; la décadence; le déluge et la mort des animaux. Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure, est à sa façon un Quichotte sud-américain: même sens de la parodie, même rage d'écrire, même fête cyclique des soleils et des mots.
...
Je me suis laissée engloutir par l'histoire de Macondo sans même m'en rendre compte. J'ai commencé les premières pages un peu sur la défensive, un roman qui a fait tant d'heureux pouvait après tout me décevoir (qui sait?), et puis, Gabriel Garcia Marquez m'a prise par la main, m'a emmenée dans son monde et j'ai embarqué ... confiante.
J'ai adoré faire la connaissance de tous les personnages de la famille Buendia. Malgré les nombreux personnages portant le même nom (j'avoue m'être perdue à des moments), j'ai aimé leur histoire, leur doute et leur peine. Malgré le ton détaché de l'auteur, j'ai réussi à m'attacher à ces personnages tous plus vivants les uns que les autres. Melquiades, José Arcadio Buendia, Ursula, Remedios-la-belle, ... C'est comme si Marquez essayait en vain de nous dissuader de les aimer, de nous protéger.
Quant au style de l'auteur, que dire? Entre poésie pure et douce ironie, je me suis régalée. Style qui va à ravir avec le genre "réaliste magique" de ce roman. L'écriture de Marquez est à la fois douce et grave et le genre du roman vogue entre réalisme et fantastique.
Je trouve que l'auteur a joué une symphonie de maître avec ce roman si riche, si puissant. Je comprends qu'on puisse être déstabilisé par le style si particulier de Marquez ou encore par le nombre effrayant de personnages, mais je trouve vraiment qu'il vaut mille fois le coup d'être lu. C'est justement cette abondance de personnages qui donne toute sa force au roman. La vie, dans Cent ans de solitude, est cyclique. Elle tourne en rond et n'évolue pas. Ils paraît donc logique que les personnages aient toujours les mêmes noms, ainsi que les mêmes traits de caractère et la même physionomie.
Un bijou d'imagination, d'invention, de magie et d'écriture.
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" Remedios-la-belle fut la seule à ne pas être contaminée par cette peste bananière. Elle se fixa dans une adolescence magnifique, toujours plus réfractaire aux conventions, plus différente à la malice et à la suspicion, heureuse dans un monde aux réalités toutes simples et bien à elle. Comme elle ne comprenait pas pourquoi les femmes se compliquaient la vie avec toutes sortes de corsets et de jupon, elle se confectionna une ample soutane en grosse toile de chanvre qu'elle n'avait qu'à enfiler par la tête, et résolut sans autre forme de procès le problème de l'habillement, sans s'ôter l'impression d'être nue qui, selon sa manière de voir les choses, était la seule tenue décente qu'on dût avoir chez soi."
(Cent ans de solitude, point, édition spéciale, 2006, p268)




(Source image : rjgeib.com)

jeudi 26 juin 2008

Oyé oyé! Avis à la population bloguesque!

Mais que voilà?
Et oui ... un nouveau défi!
Je vous vois déjà en train de fuir mon blog et de vous dire "Non, non! je suis submergé par les défis ... STOP!"
Mais, restez encore quelques minutes, car vous ne savez pas tout!
Ce petit défi, en plus d'être très très faisable et tout gentil, dure le temps d'une année scolaire et non d'une année selon le calendrier. Et oui, brave blogosphère, ce défi commence le 1er septembre 2008 jusqu'au 31 août 2009 inclus. C'est pas beau ça?


Ce défi a été crée sur le merveilleux forum littéraire Au délà des mots et tout le monde peut y participer, même ceux qui ne sont pas membres et qui ne veulent pas du tout le devenir. Le salon du défi sera ouvert à tous. Vous trouverez les marches à suivre et les explications ici.
Parce que je vous aime bien, je vous explique en gros deux ou trois choses. Déjà (chose importante), en quoi consiste ce défi? Réponse de suite, il s'agit de lire des romans de notre choix compris dans les catégories suivantes :

- Emotion : Laissez-vous surprendre par l'histoire d'une vie. Lisez une biographie, un témoignage, un vécu.

- Passion : Voyagez dans le temps et ouvrez un roman historique.

- Ressource : Moment grandiose. Retrouvons les sources de la littérature en nous plongeant dans un classique.

- Découverte : Voguons vers d'autres horizons et ouvrons un roman étranger, un roman typique d'un autre pays, ancien ou contemporain.

- Douceur : Un petit recueil de nouvelles pour des instants de bonheur.

- Suspense : Sur les traces de Sherlock Holmes, lisons un policier.

- Evasion : L'instant intemporel d'un roman fantastique.

- Tendresse : Retrouvons notre âme d'enfant et découvrons un roman de la littérature de jeunesse.

- Frisson : A travers les rivières déchaînées ou au fond des flots, ouvrez un roman d'aventure

Vous devez vous inscrire au défi dans le message fait pour cela sur le forum, publier votre liste de livres choisis, ainsi que vos avis pour chaque lecture. Les inscriptions et les publications des listes se font dès maintenant. Par contre, il faut attendre septembre pour commencer les lectures. Voili voilou!
Bien sûr, Messieurs blogueurs et Mesdames blogueuses, faites aussi un billet dans votre petit blog!


Je sais que vous bouillez d'impatience de connaître ma liste, alors j'arrête de vous torturer. La voilà :

La biographie : La demoiselle d’opéra – Guy des Cars (Lu!)
Le roman étranger : L’immeuble Yacoubian - Alaa El Aswany (Lu!)
Le fantastique : L’enchanteur - René Barjavel (Lu!)
La littérature jeunesse : Sans famille - Hector Mallot (Lu!)
....
J'en suis particulièrement fière.
Je voulais des livres que je veux lire depuis des années et que pourtant je fais languir sans raison. Des romans qui m'impressionnent un peu par leur grandeur, qui me font presque peur tant je les ai attendus. Je veux être éblouie et sur les rotules grâce à ce défi littéraire!
Je n'ai plus que quelques mots à dire : Soyez nombreux!
............
Edit du 05 mars : Ce merveilleux forum a fermé ses portes pour de multiples raisons (que je comprends très bien!) ... Mais je continuerai à faire ce petit défi littéraire! Car tant qu'il y a de la vie, il y a des livres!

lundi 23 juin 2008

Souvenirs d'enfance

Un nouveau petit tag ... Merci à Arsène Lupin d'avoir pensé à moi!



Depuis quand dévorez-vous des livres ?

Depuis toujours! Réponse un peu simpliste mais c'est la vérité ... Je n'y peux rien! Je me souviens qu'avant même de savoir lire, je ne pouvais pas m'endormir sans avoir feuilleter un livre dans mon lit. Et oui, le syndrôme de la lectrice compulsive avait commencé.

Quand enfin, j'ai appris à déchiffrer ses lettres et ses mots que j'avais sous les yeux, ce fut le début d'une grande histoire d'amour qui n'est pas prête de s'éteindre.

Mes 'classics' enfantins ?

En livres courts "jeunesse", il y a eu les Martine (bien sûr!), les Emilie, les Caroline, la collection Mini contes, La reine des neiges d'Andersen, Roule galette, et plein d'autres petits livres que je dévorais avec avidité.

En roman. Mon tout premier roman fut Oui-oui et le cerf-volant. Ceux qui m'ont le plus marquée sont Ronya Fille de brigand de Lindgren, les Alice, L'affaire Caïus, Cabot-Caboche, les romans de la comtesse de Ségur, les Bennett, ...

Je tague à mon tour la belle Motslus, ainsi que Plume la douce liseuse.

(Source image : lecriducoeur.canalblog.com)

dimanche 22 juin 2008

Pause BD

Tintin et le trésor de Rackham le rouge
12


Hergé, Casterman, 2006.


Tintin part en expédition avec le capitaine Haddock, les Dupond et Dupont et un nouveau venu, Pr. Tournesol, afin de trouver l'épave de la Licorne. Celle-ci contiendrait le trésor de Rackham le rouge, pirate tué par l'ancêtre du capitaine.
...
Je poursuis ma relecture des Tintin et je prends toujours autant de plaisir.
J'ai particulièrement aimé ce tome qui est truffé de répliques croustillantes et de scènes délirantes. Les Dupont-Dupond sont hilarants et le mauvais caractère du capitaine me fait toujours autant rire. Mais surtout, ce tome annonce l'arrivée de mon personnage préféré de la série : le professeur Tournesol. Sa surdité, sa naïveté, tout me plaît dans ce petit bonhomme qui apporte un vent de fraîcheur à la série.
Bémol tout de même pour ce numéro, Maxime Loiseau s'évade de prison au début de l'histoire, ce qui annonce des événements futurs palpitants et pourtant, non! Aucune apparition! Je ne me souviens pas s'il revient dans les autres tomes ... Je verrai bien! En tout cas, cette absence m'a un peu chiffonnée ... Bref! A part ça, lisez Tintin!

Ancienne lecture : Hante-moi!


Les Hauts de Hurle-vent
Emily Brontë




Livre de Poche, 1995.

Les Hauts de Hurle-vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste.Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXème à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l'orgeuilleux qui l'a tuée.
....

Lorsque nous ouvrons ce livre, c'est un vent violent et puissant de la Lande que nous sentons. Jamais je n'ai lu une histoire si ... différente, si ... imaginative!!!
C'est cruel et beau, terrifiant et splendide...Le visage d'Heathcliff nous hante, ses paroles et ses gestes nous terrifient. On a envie de crier "Arrête!!", on a envie de courir éperdu dans la Lande... A la fin de la lecture, un mot, une question, un désespoir ... "Pourquoi?". Pourquoi a t-il fallu que tout se passe ainsi? Pourquoi ces personnages bornés n'ont-ils pas pardonné? Pourquoi la haine remporte t-elle sur l'amour? Pourquoi .... ???
...
" Puisse-t-elle se réveiller dans les tourments! cria-t-il avec une véhémence terrible, frappant du pied et gémissant, en proie à une crise soudaine d'insurmontable passion. Elle aura donc menti jusqu'au bout! Où est-elle? Pas là ... pas au ciel... pas anéantie... où?Oh! Tu disais que tu n'avais pas souci de mes souffrances. Et moi, je fais une prière...je la répète jusqu'à ce que ma langue s'engourdisse: Catherine Earnshaw, puisses-tu ne pas trouver le repos tant que je vivrai! Tu dis que je t'ai tuée, hante-moi, alors! Les victimes hantent leurs meurtriers, je crois. Je sais que les fantômes ont erré sur la terre. Sois toujours avec moi... Prends n'importe quelle forme... rends moi fou! Mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver. Oh! Dieu! C'est indicible!je ne peux pas vivre sans ma vie! je ne peux pas vivre sans mon âme!"
(Les hauts de Hurelevent, Livre de poche, 1995)





(Source image : carnets-plume.blogspot.com)