lundi 17 avril 2017

Saké, haïkus et Cie

Les années douces
Hiromi Kawakami

Picquier poche, février 2005.

Tsukiko croise par hasard, dans le café où elle va boire un verre tous les soirs après son travail, son ancien professeur de japonais. Et c'est insensiblement, presque à leur cœur défendant, qu'au fil des rencontres les liens se resserrent entre eux. La cueillette des champignons. Les poussins achetés au marché. La fête des fleurs. Les vingt-deux étoiles d'une nuit d'automne... Ces histoires sont tellement simples qu'il est difficile de dire pourquoi on ne peut les quitter. Peut-être est-ce l'air du bonheur qu'on y respire, celui des choses non pas ordinaires, mais si ténues qu'elles se volatilisent quand on essaie de les toucher. Ce livre agit comme un charme, il capte en plein vol la douceur de la vie avant qu'elle ne s'enfuie

Les années douces est un joli roman. Cependant, j'en ressors un peu déçue. 
Il est vrai que l'écriture très simple est agréable et que le personnage du professeur est fascinant, mais je ne m'attendais pas à ça. Je pensais trouver un livre très poétique, sans intrigue, des moments de vie et des instants volés. "Ces histoires simples" vendues en quatrième de couverture sont en réalité peu nombreuses. J'ai été déçue en lisant ces éternelles pages où les deux protagonistes ne font que se saouler. Mon Dieu, mais comment font-ils pour boire autant? La quantité de saké bue dans ce roman doit se compter en plusieurs litres. Où sont les petits plaisirs que l'on m'a promis? Les premières pages ne m'ont vraiment pas convaincue et ça m'a fait beaucoup de peine. J'aime la retenue des romans asiatiques, le fait que l'on ne me dévoile pas tout, mais que l'on suggère plutôt. Étonnement, là, ça n'a pas marché. 
Puis, la dernière moitié du roman a réussi à m'emporter. Les personnages ont commencé à prendre de la profondeur et ont su me toucher. J'ai été émue par la fin du roman et par la relation qui unit le professeur et Tsukiko. 
Je pense que j'aurai aimé davantage ce livre si je n'avais pas autant été influencée par son si beau titre et par la quatrième de couverture promettant un roman sachant "capter la douceur de la vie". C'est une jolie et touchante histoire, mais j'y ai peu trouvé l'amour des instants simples que j'attendais
" Le 4 janvier, je suis rentrée chez moi et je n'ai fait que dormir pendant les deux jours qui me restaient jusqu'à la reprise du travail, fixée au 6. Un sommeil différent de celui que j'avais connu dans la maison de ma mère m'a enveloppée. C'est un sommeil peuplé à l'infini de rêves.Après deux jours de travail, je me suis une nouvelle fois trouvée en congé. Comme je n'avais plus sommeil, je me contentais de rester à traîner dans mon futon. J'avais placé à portée de main une bouilloire de thé avec une tasse, un livre et quelques revues, et allongée, je feuilletais les pages des magazines en sirotant mon thé. J'ai mangé une ou deux mandarines. L'intérieur du futon était un peu plus chaud que la température de mon corps. Je m'assoupissais très vite. Le sommeil ne durait pas longtemps, et je me remettais à feuilleter une revue. J'en avais oublié de manger. "Les années douces, H Kawakami, Picquier poche, 2005, p91-92
(Photos : Romanza2017)

samedi 1 avril 2017

Je rêvais d'un autre monde

Lettres des Isles Girafines et Le journal d'Emma
Albert Lemant

 Seuil Jeunesse, 2003 et 2007.

Lettres des Isles GirafinesAlbert Lemant nous présente une incroyable histoire. Celle de l'explorateur Lord Mamaduke Lovingstone qui, en 1912, monte une expédition et part à la recherche d’une terre imaginaire, les Isles Girafines.
Le journal d'EmmaLa suite des Lettres des Isles Girafines, mais du point de vue de Lady Emma Pawlett : après les lettres de Marmaduke à Emma témoignant des découvertes, voici le journal d’Emma. Un humour décapant et un ton faussement naïf pour exprimer la vision farfelue d’anglais à la découverte du monde.

En fin d'année dernière, j'ai visité une exposition étonnante : Les très riches heures de Kiki et Albert Lemant. Respectivement plasticienne et auteur jeunesse, ce couple crée des mondes farfelus. Certains dérangent, d'autres intriguent. J'ai, durant cette exposition, été attirée par le Girafawaland. Mais qu'est ce donc, me direz-vous? Il s'agit d'un monde entièrement inventé par Albert Lemant dans deux albums jeunesse Lettres des Isles Girafines et Le journal d'Emma et mis en scène par Kiki Lemant pour l'exposition. C'est l'univers des albums qu'elle a réussi à représenter en 3D. On finit par ne plus savoir si cette histoire est une fiction ou la réalité. Notre guide, lors de la visite, était passionnante, elle m'a totalement embarquée dans cette histoire d'expédition, de lords anglais, de découverte d'île inconnue, si bien que j'ai décidé de lire les albums. 
J'ai mis du temps avant de mettre la main dessus. Je les ai finalement empruntés à la médiathèque et je les ai dévorés. Les Lettres des Isles Girafines et surtout Le journal d'Emma sont de véritables coups de cœur. 
Sous leurs airs un peu loufoques (une histoire de girafes!!), ces deux albums soulèvent de nombreuses questions. Critique du colonialisme, de la domination blanche, défenseur du féminisme, ... ces histoires sont des pépites qui mériteraient de nombreuses heures de débats
Nous pouvons observer deux lectures différentes de ces textes. Une première assez comique, accessible aux enfants, parlant de la découverte d'un monde étrange peuplé de girafes. Une seconde plus adulte, satirique, engagée, bourrée de références en tout genre (Mervyn Peake, les Hauts de Hurlevent, Jonathan Livingston, ...). 
Dans les Lettres des Isles Girafines, nous assistons à l'expédition de Marmaduke Lovingston pour découvrir le Girafawaland. Nous apprenons en même temps que l'expéditeur à connaître ce peuple discret. Progressivement des choses étranges se passent, Lovingston change de comportement et nous assistons impuissants à la catastrophe. 
Le journal d'Emma est sublime. Emma est l'amie d'enfance de Marmaduke et c'est à elle que l'expéditeur écrit ses lettres dans le tome 1. Restée en Angleterre, elle assiste consternée à la chute des Girafawaras. Passionnée, engagée, Emma est un très beau personnage que j'aurai aimé suivre plus longtemps. A la fin de l'album, mon cœur s'est serré. 
Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir vu l'exposition avant, mais je suis complètement rentrée dans le monde créé par Albert Lemant. 
Ces albums s'adressent aux amoureux de l'Angleterre, aux vieux romans d'aventure, à ceux qui aiment les écritures fines et intelligentes pleines d'implicites
Coup de cœur!

" Lorsque nous étions enfants, nos yeux brillaient comme si la caverne d'Ali Baba allait s'ouvrir devant nous. Aujourd'hui, le sésame a un goût amer, et mes anciens chevaliers servants ont troqué leurs rêves contre des armures bien réelles. Ce départ sonne comme un début de croisade. "
(Le journal d'Emma, A. Lemant, Seuil, 2007)

(Photos : Romanza2017)

mardi 21 mars 2017

Mal aimée, je suis la mal aimée

La troisième Miss Symons
Flora M Mayor

Editions Joëlle Losfeld, 2009.

" Pourquoi est-ce que les gens ne m'aiment pas? " se demande Henrietta. Vilain petit canard d'une famille victorienne de sept enfants, dont elle est la troisième fille, Henrietta ne possède ni la beauté ni l'art de se faire aimer par les autres. Différente de ses frères et sœurs, elle ne s'entend pas avec eux. Elle trouve alors refuge dans un monde imaginaire, ce qui exacerbe son mauvais caractère et l'exclut un peu plus en éloignant d'elle les personnes qu'elle affectionne. Plus tard, alors que ses frères et sœurs sont mariés et ont des enfants, Henrietta va arpenter le monde en quête de quelque chose pour combler son manque affectif. Quel sera alors le destin de cette jeune fille dans une société où les femmes n'ont d'autre porte de sortie que le mariage et la maternité ? 
Avec ironie et un sens étonnamment moderne du récit, Flora M. Mayor scrute ce qui fait la réussite ou l'échec d'une vie, entre le poids des circonstances extérieures et la part de la responsabilité individuelle.

Enfin, j'ai pu profiter d'instants "lecture"! Quel bonheur de pouvoir de nouveau me lover entre les pages d'un roman. La troisième miss Symons n'est pas le roman du siècle, mais j'ai pu, tout en douceur, retrouver le plaisir de lire.  
Flora M. Mayor nous livre une histoire assez cruelle. Celle de Henrietta, troisième fille de la famille Symons. Cette dernière n'a pas grand chose pour elle, elle n'est ni belle, ni aimable, ni intéressante. Ses parents ne s'intéressent pas à elle et Henrietta finit par devenir une jeune femme aigrie et désagréable. Autant dire que ce personnage principal est particulièrement antipathique. Même si on ne peut s'empêcher de la plaindre et de la prendre en pitié, le caractère de Henrietta est si détestable que je n'ai pu, pour ma part, l'apprécier. 
J'ai apprécié cette intrigue originale et le ton ironique de l'auteure. J'ai lu avec plaisir ce court roman. Cependant, je l'ai trouvé assez simpliste. La troisième miss Symons est superficiel au final. Flora M. Mayor ne fait que nous relater des faits sans vraiment donner vie à son histoire. Ce qui est bien dommage car l'intrigue est plutôt bien pensée. J'aurai aimé, sur un tel thème, de nombreuses pages, une analyse plus poussée et des personnages plus vivants. Ceci dit, ce court roman reste un bon divertissement. 
A découvrir si on a besoin de lire quelque chose de facile et de rapide. 
" Si elle n'était pas très exigeante vis-à-vis de son bonheur ou d'elle-même, le reste du monde non plus, estimait-elle.Non qu'elle songeât beaucoup à ces choses-là. Trop de ruminations et de désirs l'avaient rendue malheureuse autrefois, et elle répugnait à rouvrir toutes ses blessures.Elle affrontait les faits aussi peu que possible. Elle vivait au jour le jour, et ce qu'elle était véritablement n'était pas franchement différent de ce qu'elle semblait être, absorbée dans le minuscule tourbillon des événements qui la concernaient;Les jours, les mois, les années passaient. Elle les voyait partir sans regrets, n'en conservant aucun souvenir. Rien n'était arrivé, de bon ou de mauvais, pour laisser une trace."(La troisième miss Symons, Flora M Mayor, Joëlle Losfeld,2009)
(Romanza2017)

dimanche 12 mars 2017

Vous avez dit "illuminée"?




Depuis toujours les livres font partis de ma vie. Avant même de savoir lire. Dès que j'ai enfin pu déchiffrer ces mots qui m'attiraient tant, je n'ai pas passé un jour de ma vie sans lire. Rituel du soir avant de dormir, moment de tranquillité dans la journée, lectures de vacances, lectures d'école, ... J'ai autant de souvenirs littéraires que de souvenirs réels. 
Je ne savais pas ce que c'était de ne pas avoir de "roman en cours". J'avais toujours un roman entamé. 
Jusqu'à maintenant. 


Voilà plus d'un mois que je n'ai pas lu une seule page de roman. Je savais que ça serait difficile, je connaissais ma passion pour les livres. Mais honnêtement, je n'aurai pas pensé que ça devienne si douloureux. 
Pour les non-lecteurs, je passe sûrement pour une illuminée, la membre d'une secte secrète. C'est difficile d'en parler autour de soi. Les gens qui comprennent ne sont pas nombreux. Alors, je me tais. 
J'ai toujours eu un roman près de moi, une histoire à savourer, des personnages auxquels penser, la promesse d'un moment douillet le soir après la journée de travail. Ça fait parti de moi, c'est ce que je suis. Même dans des périodes intenses de travail, même après avoir mis mes enfants au monde, j'ai toujours lu, je n'ai jamais cessé. J'ai ralenti, j'ai adapté mes moments et mes façons de lire, mais je n'ai jamais cessé.  J'entends tellement de gens autour de moi me dire : " J'aimerai tant lire, mais je n'ai pas le temps. Je ne lis plus depuis la naissance de mes enfants, etc ... ". Pour moi, tout est une question de priorité. J'ai toujours trouvé le temps de lire, parce que c'est une de mes priorités. En ce moment, ma priorité est la réussite au concours, alors la lecture est mise de côté. C'est tout.

J'ai été donc obligée de laisser mes romans depuis 1 mois. Au début, je me suis faite à l'idée. Après tout, je lisais quand même. Des ouvrages d'art ou de didactique, certes, mais je lisais. Puis, doucement, j'ai senti un manque. Ce n'est pas que de mots et de lecture dont j'ai besoin, c'est aussi de romanesque, d'histoires contées au creux de l'oreille, de personnages vivants et d'émotions. 
Je me suis rendue compte, même si je l'avais toujours su, à quel point la lecture était une passion. Celle qui est douloureuse quand elle n'est pas là, celle qui réconforte, à laquelle on pense, on rêve. 
Depuis, plusieurs jours, ma main se tend vers mes chers romans et je leur dis à quel point j'ai hâte de les retrouver. 
Je rêve de plaid, de thés, de pages dévorées, de balades en librairie. 


Alors, oui, je suis une illuminée. Mais je suis tellement fière de l'être. J'ai toujours plaint les gens qui ne lisent pas. Je ne les juge pas, mais je les plains. Ils ne connaissent pas cette richesse, ces émotions, ce réconfort, ce partage qu'apporte la lecture. 

De mon côté, ça y est, dans quelques jours je vais pouvoir mettre de côté mes ouvrages théoriques pour m'accorder des moments "romans". Enfin! 

(photos : Romanza2017)

vendredi 3 février 2017

Des puissants


Les Buddenbrook
Thomas Mann

Le livre de poche, 2015.

Trente ans après sa parution, Les Buddenbrook figure au nombre des livres brûlés dans les autodafés. Les chemises brunes hurlent sous les fenêtres de Thomas Mann qu'une " famille allemande, une famille de la race élue ne peut jamais déchoir ". [...] Les Buddenbrook est le roman du déclin, le livre de l'essoufflement. Thomas Mann traque dans cette dynastie marchande les prodromes du désastre. L'observation de soi-même est le premier pas vers le déclin. Car s'observer, c'est s'empêcher d'agir, s'empêcher de vivre.

Ma vie, si particulière en ce moment, a fait que j'ai mis plusieurs mois à lire ce roman. Il sera sûrement, de plus, le dernier que je lirai dans les prochains mois. Je pourrai de nouveau grappiller des pages rien que pour le plaisir en mai ... peut-être! C'est la première fois, de toute ma vie de lectrice, que je vis ça. C'est dur, mais c'est ainsi ...

Les Buddenbrook est un roman passionnant que j'aurai aimé lire d'une traite. Thomas Mann possède une écriture d'une très grande finesse. Il peint ses personnages avec une telle précision que les scènes de son roman prennent vie devant nous. 
Je ne me suis pas attachée aux personnages. Je les ai trouvés assez antipathiques et égoïstes, pourtant cela ne m'a pas empêché de me plonger dans l'histoire. Mann ne cherche pas à ce que le lecteur aime ses personnages. Il raconte le déclin d'une famille sans chercher à émouvoir. Il raconte des faits. Le recul de Mann et son écriture parfois détachée peuvent surprendre. En ce qui me concerne, j'ai aimé le côté brut de sa plume, dénuée de tout pathos. Mann est précis et juste, ce qui rend son roman grandiose. Parfois, au détour d'une page, on trouve une scène sublime, poétique, merveilleuse ... et on oublie la froideur des pages précédentes. Une scène sublime glissée entre deux scènes distantes n'en est que plus émouvante et inoubliable. 
Les Buddenbrook est un roman qui se relit pour en dévoiler toutes les finesses. Il y a tant à dire que je me perds. Chaque personnage nécessiterait des pages d'analyse. Thomas Mann nous offre un magnifique travail psychologique, social, humain. De la grande littérature.
Un roman à lire absolument.
" [...] te rappelles-tu, tu m'as dit :"Il me semble qu'une ère toute nouvelle va s'ouvrir!" C'est comme si je t'entendais encore, et les événements ont paru te donner raison, car aux élections au Sénat la fortune m'a souri, et, ici, la maison s'élevait à vue d’œil. Mais la dignité de sénateur et la maison ne sont qu'apparences, et je sais,moi, une chose à laquelle tu n'as pas encore songé; je la tiens de la vie et de l'histoire. Je sais que, souvent, au moment même où éclatent les signes extérieurs, visibles et tangibles, les symptômes de bonheur et de l'essor, tout déjà s'achemine en réalité vers le déclin. L'apparition de ces signes extérieurs demande du temps, comme la clarté d'une de ces étoiles dont ne nous savons pas si elle n'est pas déjà sur le point de s'éteindre, si elle n'est pas déjà éteinte, alors qu'elle rayonne avec le plus de splendeur...." 
(Romanza2017)


dimanche 8 janvier 2017

Bilan lecture 2016


Une année 2016 qui a commencé normalement, mais qui a pris un virage important dès septembre. J'ai lu plusieurs romans la première moitié de l'année, puis nettement moins. 
J'ai lu cette année presque 20 romans de moins que les années précédentes. Etant en pleine reconversion professionnelle et en préparation d'un concours, j'ai très peu de temps pour lire mes chers romans. Quelques minutes quotidiennes ... et encore. Je lis beaucoup d'ouvrages de didactique, d'essais, de textes en tout genre, mais très peu de romans. Je vous mentirai en vous disant que ça ne me manque pas. Je rêve de longs moments lecture, dénués de pensées stressées. Mais il s'agit d'une année particulière, entre parenthèse, je l'accepte ainsi. C'est une année riche et passionnante. Je dois avouer que renouer avec les études, sentir mon cerveau bouillonner, apprendre et apprendre encore, est extrêmement jouissif. 
Cette année risque d'être encore très chargée. Jusqu'en mai au moins ... et peut-être davantage si mon avenir se présente bien. Je prendrai toujours le temps de lire un peu et viendrai chroniquer mes lectures ... même si elles risquent d'être peu nombreuses. 



Les lectures qui m'ont le plus marquées en 2016 :

- Mémoires d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir : Une ambiance intellectuelle incroyable, une écriture maîtrisée. Un coup de cœur!
- La lettre écarlate de Hawthrone : Un roman tout en retenue, d'une délicatesse rare. Un bijou. 
- L'ombre du vent de Zafon : Pas sans défauts, mais passionnant et addictif. 
- Elio de Lieutaghi : Un hymne aux petits riens.
- Manderley For ever de Rosnay : La biographie très bien écrite sur une auteure que j'aime tant.
- Mademoiselle Else de Schnitzler : Perturbant, intelligent, une écriture saisissante. 

J'ai également poursuivi ma découverte des Rougon-Macquart avec Le ventre de Paris, Zola reste une valeur sûre. Thomas Hardy est un de mes auteurs favoris et Une femme d'imagination l'a confirmé. J'ai renoué avec Sandor Marai et compte bien le relire très vite. J'ai énormément ri avec Amelia Peabody, une lecture cocon délicieuse, je poursuivrai avec bonheur cette série. 


Je vous souhaite une belle année 2017 pleine de joies et de lectures.