jeudi 17 avril 2008

Nous nous sommes vus dans nos rêves ...

Songe d'une nuit d'été
William Shakespeare
Librio, 2007.


Les elfes s'éveillent quand les humains s'endorment. Comment ces deux mondes peuvent-ils alors communiquer ? Contre les lois irrationnelles des bois s'affrontent celles, anti-naturelles, de la cité d'Athènes. Hermia en est une victime. Égée, son père, veut la marier à Démétrius, lui-même convoité par Hélèna. Hermia se réfugie dans la forêt, royaume des esprits et des lutins... Comédie légère en cinq actes, en vers et en prose, écrite en 1595, Le songe d'une nuit d'été est un hymne baroque et féerique au pouvoir de l'imagination.


Encore de sublimes moments! J'aime particulièrement cette pièce, je pense même que c'est celle que je préfére de Shakespeare. J'aime cette ambiance étrange, Fantasy avant l'heure, où se croise des fées et des elfes dans ce bois si mystérieux. J'aime m'imaginer dans leur monde et me dire que oui, c'est possible! L'imaginaire, le merveilleux peuvent rencontrer le réel.
Une très belle pièce, drôle, un peu libertine parfois et joyeuse, mais avec un fond profond et un amour du rêve.
Titania, Obéron, Helena, Hermia ... des personnages tous hauts en couleurs et inoubliables.
Une histoire que je trouve belle et réconfortante.


" Puck - Eh bien, esprit, où errez-vous ainsi?
La fée - Par la colline, par la vallée, à travers les buissons, à travers les ronces, par les parcs, par les haies, à travers l'eau, à travers le feu, j'erre en tous lieux, plus rapide que la sphère de la lune. Je sers la reine des fées, et j'humecte les cercles qu'elle trace sur le gazon. Les primevères les plus hautes sont ses gardes. Vous voyez des taches sur leurs robes d'or : ce sont les rubis, les bijoux de la fée, taches de rousseur d'où s'exhale leur senteur. Il faut maintenant que j'aille chercher des gouttes de rosée, pour en suspendre une perle à l'oreille de chaque coucou. Adieu, toi, esprit bouffon, je vais partir. Notre reine et tous ses elfes viendront ici tout à l'heure."

(Songe d'une nuit d'été, Librio, Acte II, scène 1, p 21)

(Source de l'image : boisdesental.skyrock)

3 commentaires:

Karine a dit…

Je l'ai lu à l'adolescence mais je serais franchement due pour une relecture! En fait, quand je pense à ce livre, ça me ramène toujours à la scène de théâtre du film "La société des poètes disparus". C'est comme classé dans le même tiroir de mon cerveau!!!

Romanza a dit…

Je ne l'ai jamais vu ce film, il va peut-être falloir que je m'y mette!

Matilda a dit…

J'avais aimé cette pièce, mais pas plus que ça, mais quand j'ai lu la dernière réplique de Puck j'en suis tombée amoureuse. Un peu moins qu'Othello mais tout de même !