mardi 25 septembre 2007

"Elle s'appelait Aude de Grimwald, châtelaine de la colline du hêtre ..."

La rivière des âmes
Mireille Calmel

Edition XO, 2007.


A l'aube de ses 40 ans, Maud, romancière à succès, étouffe sous le poids d'un secret. Depuis quelques semaines, sa vie si pleine et riche lui semble se fissurer. Elle entend une voix, dans sa tête, une voix d'homme. Mais à qui en parler ? On la croira folle.Dans un grand hôpital parisien, Vincent, brillant neurologue, tente de comprendre pourquoi il ne peut oublier une inconnue entraperçue dans un grand magasin. A l'autre bout de Paris, la nuit, un homme tue des prostituées rousses, avec une sauvagerie inouïe. Maud, Vincent et le tueur, trois chemins de vie qui convergent inexorablement. Trois destins dont la rencontre a déjà provoqué la passion et le drame, il y a longtemps, très longtemps, dans un château du Moyen Age. S'ils veulent conjurer ce passé, Maud et Vincent devront choisir d'affronter leurs peurs, de se battre contre leurs démons. Pour survivre, mais surtout pour gagner la confiance et l'amour de l'être qui, au-delà du temps, leur est destiné.

Mireille Calmel est la seule, parmi les auteurs contemporains, à qui j'achète tous les romans. Je me suis régalée avec Le lit d'Aliénor, Le bal des louves et Lady pirate. Des romans historiques passionnnants qui nous entraînent hors du temps, qui nous captent jusqu'au mot "fin". Des romans intelligents qui, en plus de nous évader, nous instruisent. Mireille Calmel, c'est ma petite pose romanesque dans mes lectures. C'est le moment où je sais que je vais embarquer dans une histoire palpitante qui m'engloutira plusieurs jours.
J'ai été déçue en premier lieu de trouver une histoire contemporaine. Ce qui fait le charme des romans de Calmel c'est le côté historique. J'avais peur de ne pas être aussi engloutie qu'avec ses précédents où chaque pause dans ma lecture était insoutenable, mais en réalité, même si c'est vrai le contexte m'a moins enchantée, je me suis très vite prise dans cette histoire et je n'ai pas pu le lâcher avant la fin.
Mireille Calmel nous livre avec La rivière des âmes une clé de l'histoire du Lit d'Aliénor. Les histoires se mêlent. Une énigme dans l'histoire de Loanna de Grimwald (héroïne du Lit d'Aliénor) vient se réveler dans La rivière des âmes ... C'est donc mieux d'avoir lu Le lit d'Aliénor avant, même si La rivière des âmes n'est pas vraiment une suite.
Cette histoire est très originale, passionnante (surtout si on a lu Le lit d'Aliénor. Il y a plusieurs références dans le roman. Maud, l'héroïne étant l'écrivain du Lit d'Aliénor dans La rivière des âmes. Une sorte de double de Mireille Calmel). Le style est fluide et agréable. Chaque chapitre appelle le suivant. Un bon livre où j'ai retrouvé avec joie la plume intelligente de Calmel.
Malgré le contexte contemporain, j'ai été prise par l'histoire ...
Une ultime phrase adressée aux lecteurs dans les remerciements fait comprendre que tous les mystères n'ont pas été révélés et qu'un prochain roman suivra ...

"Il flottait dans Paris ce 27 février un souffle printanier. Au pied de Notre-Dame, deux musiciens faisaient vibrer violon et guitare, attirant quelques pièces dans un chapeau mité. Maud avait le coeur poète, le manteau au bras, un sourire aux lèvres, et les yeux barrés d'une main. La tête renversée en arrière, face à Notre-Dame, elle imaginait Quasimodo dansant sur la coursive et Victor Hugo chagriné de la folie qu'il lui prêtait."

(La rivière des âmes, XO édition, p 91)

(Source de l'image : ddabordeaux.com)

3 commentaires:

Sandra a dit…

Je ne peux m'empêcher de lire Calmel et même si ce titre m'a également déçue, on reste accrocher au livre, on veut savoir la fin.
Merci pour ta visite. Je reviendrais regarder plus en détail ton blog demain car il commence à se faire tard.

Romanza a dit…

Hey ... Heureuse de te voir sur mon blog! ;)

Philippe D a dit…

Je viens d'acheter ce livre; je ne l'ai pas encore commencé mais le sujet m'interpelle.
J'ai lu et aimé "Le lit d'Aliénor" et "Le bal des louves".
J'espère trouver du plaisir dans celui-ci.