samedi 8 mars 2008

Ancienne lecture : Au delà des mots ...

La dame aux camélias
Alexandre Dumas fils



Livre de poche, 2001.



Elle l'aimait, elle en était aimée mais la bienséance et la mort la séparèrent de lui.
Ce roman, dont Alexandre Dumas fils tira aussi un drame, est inspiré de l'existence authentique de Marie Duplessis. Merveilleusement belle et intelligente, cette courtisane fut adorée du Tout-Paris et de l'auteur lui-même. Il dut renoncer à elle, car il n'était pas assez riche. Verdi fit de ce drame un opéra sublime, La Traviata, que Franco Zeffirelli filma avec grand art.
Armand et Marguerite vivent un amour immense, qui survivra à tous les obstacles et à toutes les tromperies. Le père d'Armand interdit cet amour inconvenant. Mais rien n'aura empêché le bonheur d'aimer, la virginité retrouvée, l'argent et les conventions dédaignés. L'amour véritable, c'était pour Marguerite l'espoir, le rêve et le pardon de sa vie. Tout lui fut donné, mais à quel prix !

Lu il y a quelques années, je ne me suis toujours pas remise de ce bijou littéraire. Jamais je n'ai été aussi émue. Poétique, magnifique, parfait. Tous les adjectifs élogieux pourraient y passer.
Ce livre est un poéme, une perle rare. De la littérature à l'état pur.
Après avoir fermé ce roman, j'avais les yeux embués de larmes. Je suis restée, je ne sais combien de minutes, sans bouger, incapable de faire le moindre geste. Je me disais que c'était impossible de reprendre ma vie après avoir lu, après avoir vécu ça. Alors je me suis précipitée sur un autre roman plus drôle, plus léger. Cela m'a sauvée. Jamais encore je n'avais connu cette sensation de, tout comme Armand dans le roman, ne plus jamais pouvoir rire et être heureuse ... Mais ce n'était qu'un livre ... comme disent certains!
C'est si beau ... lisez-le!

"Chaque fois que l'on jouait une pièce nouvelle, on était sûr de l'y voir, avec trois choses qui ne la quittaient jamais, et qui occupaient toujours le devant de sa loge de rez-de-chaussée: sa lorgnette, un sac de bonbons et un bouquet de camélias.
Pendant vingt-cinq jours du mois, les camélias étaient blancs, et pendant cinq ils étaient rouges; on n'a jamais su la raison de cette variété de couleurs, que je signale sans pouvoir l'expliquer, et que les habitués des théâtres où elle allait le plus fréquemment et ses amis avaient remarquée comme moi.
On n'avait jamais vu à Marguerite d'autres fleurs que des camélias. Aussi chez Mme Barjon, sa fleuriste, avait-on fini par la surnommer la Dame aux Camélias, et ce surnom lui était resté."

(La dame aux camélias, livre de poche)


(source de l'image : profile.myspace.com)

1 commentaire:

Karine a dit…

Je l'ai lu il y a plusieurs années aussi et j'avais été sous le charme! J'avais un peu oublié ce livre... il faudrait vraiment que je le relise!