mercredi 30 avril 2008

Musée Rodin

Musée Rodin - Varenne - Paris

Après avoir lu Une femme d'Anne Delbée (biographie de Camille Claudel), je voulais visiter le musée Rodin depuis un bout. C'est fait! Mais gros regret, je n'ai pas pu voir l'exposition Claudel, la partie du musée qui m'intéressait le plus. Tant pis! Pour une prochaine fois ...

Autre déception : le 1er étage du musée était fermé pour cause de travaux! Pas de chance!

Mais sans tous ces petits imprévus, la visite fut exquise ...



La porte de l'enfer

Ce qui m'a le plus émue lors de ce petit tour, c'est de savoir que Rodin avait touché, caressé les sculptures que j'avais devant les yeux. On pouvait presque voir la trace de ses doigts sur certaines. C'était particulièrement bouleversant!
Plus en détail, j'ai adoré La porte de l'enfer. C'est incroyable autant de détails et de précisions. On se tient debout devant cette énorme porte, on en tremble tant c'est impressionnant. Ces âmes perdues qui surgissent de la sculpture comme pour nous tendre la main, nous appeler à l'aide m'ont donnée des frissons.
Le jardin est un pur délice. Ambiance romantique à souhait. Petites allées et marronniers. On rencontre des oeuvres à certains croisements. Je m'y suis très bien vu un livre à la main.
Autre petit plus, le bar du jardin qui propose des viennoiseries de qualités et du thé délicieux à prix raisonnable ...

Le penseur


(Source : douglas.stebila.ca ; lunettesrouges.blog.lemonde.fr ; travelphoto.net)

Il était une fois la vie ...

Il y a longtemps que je t'aime



Film franco-allemand de Philippe Claudel avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein.



Pendant 15 années, Juliette n'a eu aucun lien avec sa famille qui l'avait rejetée. Alors que la vie les a violemment séparées, elle retrouve sa jeune soeur, Léa, qui l'accueille chez elle, auprès de son mari Luc, du père de celui-ci et de leurs fillettes.


C'est un très beau film que je viens de voir. Sobre, vrai, humain.

Les deux actrices sont sublimes. Elles tentent de rattraper le temps perdu, de renouer des liens si brusquement détruits. Comment refaire sa vie? Comment reprendre sa vie? Le regard enigmatique de Kristin Scott Thomas nous appelle ou parfois nous toise. Fière et belle, elle semble refuser notre aide comme celle de sa soeur. Elza Zilberstein est magnifique en femme amputée de sa soeur qui cherche à enfouir les souvenirs d'enfance et les tentatives désespérées de ses parents essayant de lui faire oublier cette soeur aînée indigne.

Ce film est vrai. Les sentiments, les scènes nous transportent dans la réalité "vraie". Tout sonne juste. Un pur moment d'émotion et d'humanité ...

Un amour de la littérature et des livres présent à chaque scène. Le personnage du grand-père est tout simplement sublime. Ce vieux monsieur muet qui passe ses journées à lire m'a beaucoup émue.

Seul bémol, la bande son un peu faible ... Mais qui, malgré tout, se marrie bien avec la sobriété du film.


(Sources : allocine ; madame.lefigaro.fr)

mardi 29 avril 2008

Pause BD

Tintin et le secret de la licorne
11

Hergé, Casterman, 2006.

Tintin achète une maquette de bateau pour le capitaine Haddock. Plusieurs personnes tentent de lui acheter ... Cette pièce semble attirer la convoitise de bien du monde ...

Cette aventure dure deux albums. Ce dernier se passe avant le départ pour la chasse au trésor.
On apprend beaucoup sur l'ancêtre marin du capitaine et on plonge avec passion dans cette aventure.
Qu'une chose à dire : je file vers Le trèsor de Rackham le rouge ...

lundi 28 avril 2008

... De retour ...

Cat reading de Helga Sermat

Me revoilà, aprés une semaine d'absence. Intensité, fatigue, passion ont été les mots d'ordre de ce petit stage.

Résultat : je n'ai pas lu plus de 10 pages en une semaine, je suis en manque totale ...
Alors, à bientôt ... moi, je file lire!

(Source de l'image : backinasecond.wordpress)

samedi 19 avril 2008

... Blog en pause ...


... Pour une semaine ...

Lady in White Reading, Emilie Caroline Mundt




(Source de l'image : postershop-espana.com)

jeudi 17 avril 2008

Nous nous sommes vus dans nos rêves ...

Songe d'une nuit d'été
William Shakespeare
Librio, 2007.


Les elfes s'éveillent quand les humains s'endorment. Comment ces deux mondes peuvent-ils alors communiquer ? Contre les lois irrationnelles des bois s'affrontent celles, anti-naturelles, de la cité d'Athènes. Hermia en est une victime. Égée, son père, veut la marier à Démétrius, lui-même convoité par Hélèna. Hermia se réfugie dans la forêt, royaume des esprits et des lutins... Comédie légère en cinq actes, en vers et en prose, écrite en 1595, Le songe d'une nuit d'été est un hymne baroque et féerique au pouvoir de l'imagination.


Encore de sublimes moments! J'aime particulièrement cette pièce, je pense même que c'est celle que je préfére de Shakespeare. J'aime cette ambiance étrange, Fantasy avant l'heure, où se croise des fées et des elfes dans ce bois si mystérieux. J'aime m'imaginer dans leur monde et me dire que oui, c'est possible! L'imaginaire, le merveilleux peuvent rencontrer le réel.
Une très belle pièce, drôle, un peu libertine parfois et joyeuse, mais avec un fond profond et un amour du rêve.
Titania, Obéron, Helena, Hermia ... des personnages tous hauts en couleurs et inoubliables.
Une histoire que je trouve belle et réconfortante.


" Puck - Eh bien, esprit, où errez-vous ainsi?
La fée - Par la colline, par la vallée, à travers les buissons, à travers les ronces, par les parcs, par les haies, à travers l'eau, à travers le feu, j'erre en tous lieux, plus rapide que la sphère de la lune. Je sers la reine des fées, et j'humecte les cercles qu'elle trace sur le gazon. Les primevères les plus hautes sont ses gardes. Vous voyez des taches sur leurs robes d'or : ce sont les rubis, les bijoux de la fée, taches de rousseur d'où s'exhale leur senteur. Il faut maintenant que j'aille chercher des gouttes de rosée, pour en suspendre une perle à l'oreille de chaque coucou. Adieu, toi, esprit bouffon, je vais partir. Notre reine et tous ses elfes viendront ici tout à l'heure."

(Songe d'une nuit d'été, Librio, Acte II, scène 1, p 21)

(Source de l'image : boisdesental.skyrock)

"Il était une fois ..."

Contes chinois racontés à Helen
Jacques Pimpaneau

Picquier, 2007.

Chère Helen. Les contes sont faits pour être racontés, mais puisqu'un océan nous sépare, tu devras lire ceux-ci, ou te les faire lire. Cela présente un avantage : les autres pourront en profiter. Comme je sais un peu lire le chinois, j'ai choisi des histoires qu'à ma connaissance, tu ne trouveras pas ailleurs en français ou en anglais. Telle la jeune fille de la couverture, tu pourras sauter de récit en récit à ta guise. J'ai essayé de trouver des thèmes variés, sans oublier les animaux qui nous donnent souvent des leçons d'humanité, et la magie, fort importante, car sans elle que deviendrions-nous ? Grâce à ces contes, tu apprendras que des dragons vivent au fond des grottes, que les jeunes filles peuvent se transformer en lapins, que l'avenir se lit au fond d'un puits, pourquoi les chiens courent après les chats et, plus essentiel encore, quel est celui qui possède un cœur sincère.

Quels beaux moments je viens de passer! Ce petit recueil de 50 contes chinois est tout simplement un délice. Rois, princes, paysans, sages, lapins, chiens, fées. On plonge dans un monde totalement irréel et pourtant chaque conte nous apporte une leçon de vie. Des histoires intemporelles toujours d'actualité.
Chose à noter aussi, c'est que l'auteur fait en sorte que les contes soient compréhensibles, pour nous occidentaux. Car certains contes traditionnels nous echappent parfois, mais ici, tout est lisible.
C'est drôle, tendre, poétique. Un vrai petit bonheur à chaque page ... De plus, l'édition est sublime et parsemée de jolies gravures. Autant agréable et relaxant que sérieux et enrichissant. Un magnifique moment!


"Le fils d'un roi avait bon coeur, mais il était espiègle. Un jour, du balcon du palais, il vit une vieille femme qui portait sur sa tête un seau d'eau. Il prit son lance-pierres, décocha une bille dans le bas du seau avec une telle force que la vieille trébucha et que le seau fut percé d'un trou par lequel l'eau s'écoula. La vieille était furieuse, mais voyant que l'auteur du méfait était le fils du roi, elle n'osa s'emporter contre lui et s'assit par terre en se lamentant. Le fils du roi, comprenant qu'il lui avait fait de la peine, se reprocha son geste et alla la consoler. Avec un bouchon, il répara le seau, puis alla puiser de l'eau et raccompagna la femme chez elle en portant son fardeau. Elle le remercia et lui dit :"Je te souhaite beaucoup de bonheur et en particulier celui d'épouser la fée Cornaline.
- Qui est-ce? demanda le prince. Est-elle belle? Où demeur t-elle?
- C'est une fée très belle, mais elle habite fort loin."

(La fée Cornaline in Contes racontés à Helen, Picquier, p 225)

(Source de l'image : ngansiumui.com)

mardi 15 avril 2008

Et d'un ...

Un premier roman de lu et je suis déjà très enthousiaste. Merci de ce partage belle Fashion!

- La chartreuse de Parme de Stendhal.
- Orgueil et Préjugés de Jane Austen.
- Oliver Twist de Charles Dickens.
- Marie-Antoinette de Stefan Zweig.
- Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell.

Vers les routes du Derbyshire ...

Orgueil et préjugés
Jane Austen
(Challenge Fashion’s Klassik list)

10/18, 2007.

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Drôle, romanesque, le chef-d’œuvre de Jane Austen reste tout simplement incontournable !

Quel roman !
Je ne sais vraiment pas par quoi commencer.
En me lançant dans ce livre, j’avais quelques appréhensions. Tant de blogs vantent les qualités de ce roman que j’avais peur de voir s’effondrer mes espérances. Parfois lorsque l’on entend trop parler d’un roman, on est déçu à la lecture. Heureusement, ce n’est pas ce qui s’est produit.
Je ne pensais pas trouver un tel bijou. J’ai bu chaque phrase avec délices, j’ai dégusté cette histoire avec avidité. J’ai aimé ce récit riche en personnages inoubliables. Ces caractères si superbes qui se croisent, s’attachent, se détachent … Je ne suis pas prête de les oublier. J’ai aimé la plume si intelligente et fine de Jane Austen. A la fois satirique, poétique, romanesque, sensible et parfois drôle. J’ai savouré les paysages si romantiques de l’Angleterre. Bref … J’ai dégusté tout le roman.
Je n’ai qu’un mot pour décrire le personnage d’Elizabeth Bennet : parfait. C’est l’héroïne parfaite des divagations de mes jeunes années. J’imaginais toujours dans ma petite tête, une jeune femme, certes belle, mais surtout naturelle, passionnée, enjouée, franche.
Quant à Darcy, que dire ? Ah ! Si ! Peut-être une chose : que je suis tombée en amour …
Ce roman m’a totalement envahie. La nuit, je rêvais que j’étais Elizabeth et que je courais dans les bosquets anglais ; le jour, dès que j’avais une seconde, je plongeais mon nez dans ce fabuleux roman. Et puis, la chance que j’ai eu de tomber par hasard ce week-end sur un bout de l’adaptation de cet œuvre par la BBC n’a fait qu’accentuer cette totale immersion.
Oubliez tous vos préjugés sur Jane Austen, chassez votre orgueil en croyant que ce ne sont que des histoires de mariages et d’amour … Lisez Orgueil et préjugés … C’est tout !

Maintenant, une chose me tracasse ! Que lire après ça ??

« C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles.
- Savez-vous, mon cher ami, dit un jour Mrs. Bennet à son mari, que Netherfield Park est enfin loué ?
Mr. Bennet répondit qu’il ignorait.
- Eh bien, c’est chose faite. Je le tiens de Mrs. Long qui sort d’ici.
Mr. Bennet garda le silence.
- Vous n’avez donc pas envie de savoir qui s’y installe ! s’écria sa femme impatientée.
- Vous brûlez de me le dire et je ne vois aucun inconvénient à l’apprendre.
Mrs. Bennet n’en demandait pas davantage. »

(Orgueil et préjugés, 10/18, p.21)

(Source image : molland. Illustration Orgueil et préjugés)

dimanche 13 avril 2008

La vie nous réserve parfois des surprises

Orgueil et préjugés
(épisode 3 et 4/6)

Orgueil et préjugés (Pride and Prejudice) est une télésuite britannique en 6 épisodes de 55 minutes, créée par Simon Langton


La vie me fait parfois rire.


Ce week-end, je ne suis pas chez moi et là où je loge il y a le câble. Regardant très peu la télévision (je préfère lire!!), je me suis dit qu'exceptionnellement j'allais profiter des multiples chaînes de la télévision pour trouver un bon petit film à déguster, histoire de digérer tranquillement mon déjeuner. Et sur quoi je tombe? L'adaptation d' Orgueil et préjugés ma lecture actuelle. De plus pas n'importe laquelle, celle de la BBC, s'il vous plaît, avec monsieur Colin Firth.
A partir de là, interrogation! Dois-je vraiment le regarder alors que je suis en train de le lire? Mais c'est trop tard, je suis déjà aspirée, et puis voir les personnages qui m'accompagnent depuis deux jours me transporte de joie. Comme ils sont bien choisis!
Je me dis que je vais regarder jusqu'au moment où j'ai arrêté ma lecture. Je suis tombée sur l'épisode 3 de cette télésuite. Je regarde passionnément et j'arrive vite au moment fatal. Dois-je continuer? Je vais sûrement le regretter ... Et je continue à regarder et plus je regarde, plus j'ai envie de me précipiter sur mon livre tant l'histoire me passionne.
La fin de l'épisode 3 arrive. Le 4 commence. Ce dernier se termine. La scène est sublime. Que va t-il se passer? Et là ... Plus d'épisodes. Les deux derniers sont diffusés dans une semaine. Cruelle épreuve pour mon coeur, mais si douce consolation de savoir que je vais connaître la fin dans peu de temps car j'ai le livre dans la main ... Encore mieux que le film, je vais boire les mots de Jane Austen.
Jennifer Ehle est sublime en Elizabeth Bennet. Tout à fait elle que j'imaginais. Et puis, ces images, ces paysages anglais. Que de romantisme! Ah lala! Et puis, Darcy! No comment! De voir les personnages bouger m'a donnée encore une meilleure idée d'eux pour la suite de ma lecture. Je vais pouvoir les imaginer de manière encore plus forte.
Bref! Une aventure magnifique qui m'a faite découvrir les visages et les ambiances de ma lecture, mais qui s'est arrêtée juste à temps pour me laisser la joie de connaître la fin par la plume de Jane.
Pour information, les épisodes 2 à 6 sont diffusés dimanche prochain les uns à la suite des autres sur la même chaîne (cinéma émotion)... D'ailleurs, moi je ne pourrai pas les voir ... snif!!


Dans un petit village de l'Angleterre : Longbourn, sous George III, Mrs. Bennet veut marier ses cinq filles (Jane, Elizabeth, Mary, Kitty et Lydia) afin de leur assurer un bel avenir. Lorsqu'un riche rentier arrive a Netherfield Park, elle espère vivement que ses filles sauront lui plaire, et qu'elle pourra marier l'une d'entre elles au nouveau venu. Malheureusement, ce rentier, Mr Bingley, est accompagné d'un très bon ami, qui, s'il est très riche, n'est pas un modèle d'amabilité envers la famille Bennet, et les autres voisins. L'orgueilleux Mr. Darcy, voit d'un très mauvais œil son ami s'éprendre de Jane Bennet, la plus âgée des sœurs, de peur d'un mariage malheureux.


(Source : artv.ca ; wikipedia.org ; amour.ro)