lundi 10 septembre 2007

La vie ... tout simplement!


Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
Anna Gavalda

J'ai lu, 2001

Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.


J'ai moins aimé que Je l'aimais de la même auteure, mais je me suis tout de même régalée. Des histoires de monsieur et madame tout-le-monde, drôles, tristes, tragiques, .... Des histoires qui nous font prendre conscience que tout le monde, même la plus innocente personne, a sa part de malheur et de bonheur, que chaque personne à son histoire, existe et mérite sa part d'amour. J'ai retrouvé le style agréable et si naturel d'Anna Gavalda. Une belle découverte, simple et apaisante.

J'entamerai Ensemble c'est tout moins méfiante maintenant ...

"Quand j'arrive à la gare de l'Est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre. C'est con. J'ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n'est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j'ai toujours cet espoir débile."

(Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, J'ai lu)


(Source de l'image : wilfridhoffacker.blog.lemonde.fr)

On a tous un coeur ...

Je l'aimais
Anna Gavalda

J'ai lu, 2003

A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière: plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

Une amie très proche m'a un jour offert les trois livres d'Anna Gavalda : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Je l'aimais et Ensemble c'est tout. Jusqu'à aujourd'hui je n'avais pas eu l'occasion de les commencer. Tout le monde me parle d'Ensemble c'est tout. Etrangement, je recule sa lecture ... peur d'être déçue sûrement. Pour voir le style de l'auteure, en douceur, j'ai donc d'abord lu Je l'aimais et Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part.

J'ai bien aimé Je l'aimais. Pour moi c'est un roman de détente, agréable mais qui comporte aussi son côté psychologique et intelligent. Un roman qui relaxe tout en apprenant, en enrichissant. Ce qui m'a d'abord frappée, ce sont les dialogues. Ils sont très réels, très naturels. On entend la voix des personnages au creux de nos oreilles. Un style très simple, authentique et assez unique ... Les sentiments décrits sont ceux que l'on a tous un jour ou l'autre ressentis. Les personnages en sont encore plus proches. J'ai adoré le beau-père et sa relation avec sa belle-fille m'a beaucoup intéressée.Un thème difficile où il n'y a ni méchants, ni gentils, où les gens se blessent sans le vouloir, sans réelles responsabilités ...

Un livre à lire ...

«On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatigant de s'accommoder...»

(Je l'aimais, J'ai lu)


(Source de l'image : forum.doctissimo.fr)

jeudi 6 septembre 2007

De l'importance des souvenirs

La petite dame en son jardin de Bruges
Charles Bertin



Actes Sud, 2000.


Charles Bertin, qui est né en 1919, a rêvé de sa grand-mère, morte depuis un demi-siècle. Au matin, ce rêve lui est apparu comme le signe qu’il fallait sans délai rendre visite à la petite dame en son jardin de Bruges.Dans la manière d’un tissage aux laines délicates se compose alors, au fil du voyage, un portrait d’une tendresse si sensible et d’une véracité si évidente que nul ne saurait lire ces pages sans aller aussitôt à ses propres souvenirs, ni sans ressentir, à l’exemple de Charles Bertin, l’effroi de revoir si bien sans jamais pouvoir franchir le glacis qu’impose la mort.

Ce livre est un concentré de douceur ... J'ai adoré! Un histoire simple, belle et humaine. J'ai eu la sensation d'avoir vécu ces souvenirs. La description parfaite rend le livre intime et presque personnel.
Ce que j'ai trouvé le plus passionnant, ce sont les passages qui parlent de la lecture. J'ai relevé plein de passages magnifiques expliquant la passion, le bonheur que provoquait un livre. Par exemple : " Elle engageait son être entier dans l'entreprise de la lecture jusqu'à mener en compagnie de ses héros une existence parallèle à celle qui était la sienne au milieu des hommes." C'est tout à fait les sentiments qui m'animent durant mes lectures ...
A la fin de ce livre, plusieurs sentiments : la nostalgie, l'envie de profiter de chaque seconde de l'existence et le plaisir de lire.

" Cette aptitude à déserter la réalité au profit des prodiges de la vie rêvée lui aurait sans doute valu un certain nombre de déboires dans la société locale, si elle n'avait possédé la maîtrise absolue d'un talent que je n'ai connu à personne d'autre : celui de s'absenter à volonté de la conversation sans que son interlocuteur s'en aperçut. Elle était tout à fait capable de faire excellente figure dans un salon et de prononcer à point nommé les paroles qui conviennent tout en se trouvant par la pensée à des milliers de kilomètres. Elle pouvait articuler d'une voix désabusée : "Il est bien vrai, chère madame, qu'il n'y a plus de saisons", pendant qu'elle galopait en esprit avec le dernier des mohicans dans la vaste plaine de l'Hudson."

(La petite dame en son jardin de Bruges, Babel, p 45)


(Source de l'image : cliketclak.skynetblogs.be)

mercredi 5 septembre 2007

Pause "Beaux livres"

Une année avec Sarah Kay



Dessins de Sarah Kay
Textes de Delphine et Sandrine Deredel-Rogeon



Références :
Edition Hemma, distribué en France par France Loisirs, 2006.
Quatrième de couverture :
Tout au long d'une année, Sarah Kay nous livre une mine d'or de conseils, de bricolages et de recettes qui raviront les petites filles, leurs mamans et même leurs grands-mamans!Les charmants personnages de Sarah Kay nous entraînent dans leur ronde des saisons pour notre plus grand plaisir!
Mon avis :
Depuis toute petite, je raffole des dessins de Sarah Kay. Dessins nostalgiques, pleins de tendresse.
Ce livre est une merveille de douceur. Des couleurs pastels, des scènes simples qui ramènent aux vraies choses de la vie. Chaque mois, des conseils pour jouer avec la saison : Comment ne pas attrapper de rhume l'hiver? Comment faire une bûche délicieuse pour noël?Mon nez ira souvent se perdre dans ce petit bijou ... et j'espère pouvoir un jour le parcourir avec mes futurs petits bambins ...
Un joyau de l'enfance qui donne envie de se retirer à la campagne, sans télévision, pour passer des après-midi à faire toutes sortes d'activités avec nos petites mains ... Un livre qui donne envie de se promener dans la forêt pour découvrir les beautés de la nature ... Un livre tout simplement magnifique.

dimanche 2 septembre 2007

Pause BD

Tintin au pays des soviets
1




Hergé - Casterman, 2006.

"Le 10 janvier 1929, un jeune reporter fait son apparition dans Le Petit Vingtième, le supplément pour enfants du quotidien belge Le XXe siècle. Son nom ? Tintin. Accompagné de Milou, un jeune chien blanc, il part pour la "Russie soviétique". Son créateur, un certain Georges Remi, signe Hergé, pseudonyme inspiré par ses initiales. Après ce premier voyage en Russie, qui donne naissance à l'album Tintin chez les Soviets, le jeune reporter s'envole pour l'Afrique (Tintin au Congo), puis pour l'Amérique. Mais c'est Le Lotus bleu, publié dans Le Petit Vingtième dès août 1934, qui marque un tournant important dans l'œuvre d'Hergé. Celui-ci, après avoir rencontré Tchang Tchong-Jen, jeune étudiant chinois qui lui a ouvert les yeux sur l'Asie, va désormais se soucier de rigueur documentaire. Il va aussi s'efforcer de faire passer dans ses histoires un message d'humanisme et de tolérance. Le succès de son reporter à la houppe ne va cesser de grandir. Hergé lui fait parcourir le monde. Il teinte ses aventures d'onirisme (L'Étoile mystérieuse), flirte avec le surnaturel (Les Sept Boules de cristal), l'expédie même sur la lune." Amazon.fr


Tout premier album de Tintin. Je ne l'avais encore jamais lu ... c'est fait!
Pas de couleurs, une histoire et des dessins sommaires et pourtant, un album très bien fait et captivant. Hergé condamne le système soviétique dans cette histoire en éclairant les dégâts économiques et humains de l'ancienne URSS.
Certaines idées pour les prochains albums se dessinent et les caractères aussi ... Milou est hilarant et Tintin forme sa personnalité. J'aime bien Tintin mais il a une sacré tendance à m'agacer ... Son côté toujours chanceux et moraliste est exaspérant. Je préfère le professeur Tournesol ou les Dupond/ Dupont, mais ceci dit, Tintin est un personnage intelligent, brillant et adorable ... On s'attache malgré tout à lui.
Un album à lire ... en réfléchissant au caractère engagé de l'histoire ...

CD du moment ....




Musique classique de Chine ...
Moment zen, paisible ... Tranquille .... Calme. Pur moment de plaisir avec cet album venu d'ailleurs. Bruit de l'eau, chant des oiseaux ... Communion avec la nature ... Un régal!

jeudi 30 août 2007

Poésie à l'état pur

Les noces funèbres


Film d'animation de Tim Burton

Victor atterit précipitamment dans le royaume des morts après avoir épousé sans le vouloir le cadavre d'une mystérieuse mariée. Pendant son voyage, sa future femme Victoria l'attend désespérémment dans le monde des vivants. Bien que la vie au royaume des morts s'avère beaucoup plus colorée et joyeuse que sa véritable existence, Victor réalise que rien au monde, pas même la mort ne pourra l'éloigner de son véritable amour.

Ce film fut un véritable coup de coeur pour moi. J'avais déjà adoré L'étrange noël de Mr Jack de Tim Burton, celui-là m'a encore plus touchée. J'ai bien conscience que L'étrange noël ... est bien mieux réalisé, plus original, etc ... et pourtant, Les noces funèbres m'ont plus émue. Cette histoire m'a véritablement transportée. Je ne me lasse pas de le voir. Les images, le dénouement et ... les musiques ... AAhh!Quelle BO magnifique ... Tout dans ce film d'animation m'envoûte.
C'est une vraie découverte.
Toutes les scènes sont un ravissement pour moi ... Dés l'ouverture, quand Victor dessine un papillon, son solo au piano lors de sa rencontre avec Victoria, sa demande en mariage involontaire à Emily, .... Un bijou de tendresse et de poésie. Ce film est un poéme ...

L'étrange noël de Mr Jack me fait sourire, danser ; Les noces funèbres me font rêver, ...

(Sources des images : linternaute.com ; W3sh.com et cinemovies.fr)




mercredi 29 août 2007

Ancienne lecture : Au-dessus des convenances ...

Anna Karenine
Leon Tolstoï



Anna Karenine, Léon Tolstoi, Folio, Paris, 2004


L'histoire d'une femme qui abandonnera sa place dans la société, son mari, son fils pour l'homme qu'elle aime. Une révolte contre la société et les moeurs de l'époque. Le combat d'une femme.



Ah!!!! Que dire ... Là, c'est tout un rêve, tout un univers ...La Russie, St Petersbourg, ....Ce livre m'a littéralement bouleversée.C'est un monde que Tolstoi a créé : avec la campagne, les palais, les fidèles, les égarés,...A part vous conseiller cent fois de le lire, je ne peux pas vous dire grand chose!! Sauf de bien savoir que l'histoire d'Anna et Vronski ne tient que la moitié du roman. Pour ceux qui s'attendent à une seule histoire d'amour, ce n'est pas le cas. A cette passion se mêle celle de Kitty et Levine, la vie de la campagne, des considérations religieuses et philosophiques,...En tout cas : Ne passez pas à côté de ce roman ...

Ce livre m'habite depuis que je l'ai lu. J'ai vu toutes les adaptations cinématographiques, je ne peux voir un train sans penser à Anna. Cette femme a pris possession de mon âme ... Un roman bouleversant!


" Il tomba à ses genoux, cherchant à voir ces traits qu'elle lui dérobait sans dire un mot. Enfin elle parut faire un effort sur elle-même, se leva et le repoussa. Son visage était d'autant plus pitoyable qu'il n'avait rien perdu de sa beauté.- Tout est fini, dit-elle. Il ne me reste plus que toi, ne l'oublie pas.- Comment oublierais-je ce qui fait ma vie! Pour un instant de ce bonheur ...- Quel bonheur? s'écria t-elle avec un sentiment de dégoût et de terreur si profond qu'il le partagea aussitôt. Je t'en supplie, pas un mot, pas un mot de plus ..."

(Anna Karenine, Folio, p 169)


(Source de l'image : hommesansqualites.blogspot)

Moment passionné ...

Renoir, La lecture
(ac-versailles.fr)

lundi 27 août 2007

CD du moment ...


Bande originale de Nausicäa de la Vallée du vent d'Hayao Miyazaki. Musique de Joe Hisaishi.
Musique du film grandiose de Miyazaki. Certes les sons sortent un peu des années 80, mais c'est beau et ça donne envie de pleurer. Frissons et larmes. Deux sensations magnifiques qui nous tiennent jusqu'à la fin de ce fabuleux album ...
(source de l'image : amazon.fr)