mercredi 17 octobre 2007

De l'importance des odeurs

Le parfum
Patrick Süskind


Livre de poche, Paris, 2007.

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre qui lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ".C'est son histoire, abominable... et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial. "A vue de nez, un chef-d'œuvre". Bernard Pivot. "Ici, chaque page sent, on n'a jamais lu ça. Odeur de fleurs, de tourbe et de sanie, tout est mêlé, avec une extraordinaire virtuosité..." Sylvie Genevoix, Madame Figaro.


J'ai beacoup aimé ce livre original. Le début m'a littéralement captivée, puis l'envie de savoir la fin de l'histoire m'a tenue en haleine jusqu'au bout, même si j'étais moins passionnée vers la fin. Je ne vais pas être très novatrice en disant que ce livre a plein d'odeurs, mais c'est tellement vrai que je le redis. On sent ... constamment. Que ce soit de douces odeurs ou au contraire, des senteurs immondes, tout nous passe par les narines. Ce livre se sent. Hormis cela, j'ai aimé lire une histoire complétement différente de celles que j'ai pu lire jusqu'à présent. Livre à la fois culte, policier, romantique, noir, historique, ... Tout y est! La fin aux accents mythologiques m'a foudroyée ... Très bon texte!

" Au premier coup d'oeil qu'il jeta sur M. Grimal (ou plutôt à la première bouffée qu'il inspira de son aura olfactive), Grenouille sut que c'était là un homme capable de la battre à mort à la moindre incartade. Sa vie désormais avait tout juste autant de valeur que le travail qu'il serait capable d'accomplir, elle avait pour toute consistance l'utilité que lui attribuerait Grimal. Aussi Grenouille se fit-il tout petit, sans faire jamais ne fût-ce qu'une tentative pour se rebeller."

(Le parfum, livre de poche, p 36)


(Source de l'image : vivre-sa-solitude.blogspot.com)

4 commentaires:

PETITE MOMIE a dit…

J'ai lu le parfum aussi.
Style interessant, livre envoûtant! mais je n'ai pas pu aller jusqu'au bout. Grenouille, me faisait peur.

dasola a dit…

Excellent livre lu il y a très longtemps. Jean-Baptiste Grenouille est vraiment un personnage original que l'on n'oublie pas.

Philippe D a dit…

Alors là, je n'ai pas aimé du tout. C'est rare qu'un livre me laisse un aussi mauvais souvenir. Je l'ai lu jusqu'au bout car on en parle beaucoup et je voulais connaître cette histoire. Je me méfie des best-sellers. J'avais,à une certaine époque, détesté "L'alchimiste". Je n'ai plus rien lu de Coelho.

sybilline a dit…

C'est vrai que dans ce roman les odeurs se laissent sentir jusqu'à l'écoeurement d'ailleurs. Mais j'ai détesté le Grenouille en question, sa froideur et son inhumanité. Et même le style de l'auteur ne m'a guère plu,rien n'y est décrit que la platitude des faits et des odeurs