vendredi 11 janvier 2008

Pause BD

Tintin et le crabe aux pinces d'or
9

Hergé - Casterman, 2006.

Tintin apprend qu'un homme a été retrouvé noyé. Ce dernier portait sur lui un morceau de papier représentant un crabe. Cet indice amène notre jeune détective sur les traces d'un important trafic d'opium.

Un Tintin que je connaissais par coeur par le dessin animé tiré de la BD, mais que je n'avais jamais lu. J'ai beaucoup aimé et ce fut un plaisir pour moi de voir l'arrivée du capitaine Haddock dans les aventures de notre journaliste préféré. J'ai constaté que le dessin animé a amoindri considérablement l'alcoolisme du capitaine. Dans la BD, ce dernier boit énormément et de plus, fait beaucoup de bêtises sous l'emprise de la boisson.
Une bonne aventure, donc, qui nous emmène du milieu des mers jusqu'au pays de la soif, le Sahara, où se dessine une amitié incassable entre un jeune homme enthousiaste et un vieux loup de mer au passé trouble ...

mardi 8 janvier 2008

Petit défi 2008


Je n'ai jamais essayé de me lancer des défis car je trouve ça trop contraignant et pour moi, la lecture est tout d'abord quelque chose de spontané. Mais j'ai trouvé celui-ci chez Grominou et je le trouve sympathique et assez facile. Donc c'est parti!

Voici les catégories proposées avec les titres que j'ai choisi :

- Un livre avec une couleur dans le titre : Le pays du dauphin vert - Elisabeth Goudge

- Un livre avec un nom d'animal dans le titre : Un crocodile sur un banc de sable - Elizabeth Peters

- Un livre avec un prénom dans le titre : La passion selon Juette - Clara Dupont-Monod

- Un livre avec un nom de lieu géographique dans le titre : Impératrice de Chine - Pearl Buck

- Un livre avec un phénomène météorologique dans le titre : La planète aux vents de folie - Marion Zimmer Bradley

- Un livre avec un nom de plante dans le titre : La colline aux gentianes - Elisabeth Goudge


Voilà! Tous ces livres étaient dans ma pile à lire alors ... ce défi ne bouleverse pas trop mes prévisions. Au contraire ... ça le stimule!

lundi 7 janvier 2008

Laissez-vous aller ...



La presqu'île
Julien Gracq

José Corti, 1989.


- La route : description d'un chemin sans réels début ni fin. Images de paysages.
- La presqu'île : L'errance d'un homme qui attend l'arrivée (pas sûre) de sa compagne par le train.
- Le roi Cophetua : Un homme est invité dans un château étrange par une ancienne connaissance. Son hôte ne vient pas. Il observe la demeure.

Prendre ce roman nécessite un calme et une détente absolue. Tout dans ce livre nous transporte. Si on lutte contre cette prose, que notre esprit s'évade, qu'on pense à autre chose, alors pas la peine d'aller plus loin. Laissez-vous faire! Vous n'avez qu'à imaginer ... c'est tout! Julien Gracq s'occupe du reste. Paysages envoûtants, frôlant le paranormal ; images étranges ; éveil des cinq sens ; mélange de la prose et de la poésie ; ... Tout dans ce roman est une détente du corps et de l'esprit. Presque pas d'action, que des images, des sensations. Pour apprécier ce roman, il faut se laisser aller et déguster chaque mot. Roman sur l'attente, le questionnement. Roman à savourer, à réfléchir, à penser.
Un roman de paix qui ne souffre pas une âme trop agitée.

"De la pénombre qui baignait le coin droit, au bas du tableau, je vis alors se dégager peu à peu un personnage en manteau de pourpre, le visage basané, le front ceint d’un diadème barbare, qui fléchissait le genou et inclinait le front dans une posture d’un roi mage. Devant lui, à gauche, se tenait debout – très droite, mais la tête basse – une très jeune fille, presque une enfant, les bras nus, les cheveux noués. Le front penché très bas, le visage perdu dans l’ombre, la verticalité hiératique de la silhouette pouvaient faire penser à quelque Vierge d’une Visitation, mais la robe n’était qu’un haillon blanc déchiré et poussiéreux, qui pourtant évoquait vivement et en même temps dérisoirement une robe de noces. Il semblait difficile de se taire au point où se taisaient ces deux silhouettes paralysées. Une tension que je localisais mal flottait autour de la scène inexplicable : honte et confusion brûlante, panique, qui semblait conjurer autour d’elle la pénombre épaisse du tableau comme une protection – aveu au-delà des mots – reddition ignoble et bienheureuse – acceptation stupéfiée de l’inconcevable."

(Le Roi Cophetua in La Presqu'île, José Corti, pages 223-224)

(Source de l'image : malcontenta.blog.lemonde.fr)

dimanche 6 janvier 2008

Vie de lectrice

Le jeu des quatre livres
Même si 4 c'est peu, je me risque à ce petit jeu ...

4 livres de mon enfance
- Ronya, fille de brigand - Astrid Lindgren
- Les petites filles modéles - La comtesse de Ségur
- Cabot-Caboche - Daniel Pennac
- Le chevalier au bouclier vert - Odile Weulersse
4 livres de mon adolescence
- Le rêve - Emile Zola
- Une vie - Guy de Maupassant
- La mère - Pearl Buck
- Les dames du lac - Marion Zimmer Bradley
4 livres de ma vie étudiante
- Anna Karenine - Léon Tolstoi
- Eugénie Grandet - Honoré de Balzac
- Belle du seigneur - Albert Cohen
- La reine Margot - Alexandre Dumas
4 collections de BD que j'adore
- Tintin
- Yoko Tsuno
- Astérix et Obélix
- Boule et Bill
4 écrivains que je relirais encore
- Pearl Buck
- Elisabeth Goudge
- Andrée Chédid
- Marion Zimmer Bradley
4 premiers livres de ma pile à lire
- De la beauté, Zadie Smith
- La passion selon Juette, Clara Dupont-Monod
- Le message, Andrée Chédid
- Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, Maurice Leblanc
4 livres que j'emporterais sur une île déserte
- La mère, Pearl Buck
- Belle du seigneur, Albert Cohen
- Anna Karénine, Léon Tolstoï
- L'histoire sans fin, Mickaël Ende

Bilan littéraire 2007


Mes coups de coeur 2007

Il y en a beaucoup! Ce fut une très bonne année littéraire ...

- La vallée qui chante, Elisabeth Goudge. Ce premier livre de cette grande dame progressivement oubliée ne sera sûrement pas le dernier.
- Les deux premiers tomes de L'assassin royal de Robin Hobb. Je n'ai pas encore lu les suivants, mais ça ne saurait tarder. J'hésite entre les lire tous d'une traite ou en lire 3 ou 4 par an ...
- La maîtresse des épices, Chitra Banerjee Divakaruni. Un petit bijou de poésie.
- Jane Eyre, Charlotte Brontë. Un roman qui m'a totalement bouleversée et qui restera un de mes coups de coeur à vie.
- Blaise Cendrars - La vie, le verbe, l'écriture, Miriam Cendrars. Un magnifique voyage dans le XIXème siècle. Riche et passionnant.
- Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas. La confirmation de mon immense amour pour Dumas.
- Vingt quatre heures de la vie d'une femme, Stefan Zweig. Une plume que j'aime depuis bien longtemps et qui a encore su me toucher.
- La petite dame en son jardin de Bruges, Charles Bertin. Un beau texte plein de tendresse.
- Le crime de l'Orient-express, Agatha Christie. Ma découverte de l'univers de Madame Christie. Pur bonheur!
- Pêcheur d'Islande, Pierre Loti. Quelle poésie! Un classique de chez classique.
- Chinoises, Xinran. Un témoignage dur mais nécessaire.
- Une femme, Anne Delbée. Une histoire fabuleuse qui m'a bouleversée. Une plume unique.
- L'enfant multiple, Andrée Chédid. Un monde magique à l'esprit saltimbanque que j'ai adoré.
- Les dix petits nègres, Agatha Christie. Toujours aussi passionnant.
- Chroniques du Plateau-Mont-Royal, Michel Tremblay. Du pur bonheur! Ma découverte de la littérature québécoise, riche, tendre et passionnante. A lire d'urgence!


(source image : mongrenieralivres.hautetfort)

samedi 5 janvier 2008

Pause "Beaux livres"

L'herbier des plantes sauvages
Pierre et Délia Vignes



Références :
Larousse, 2007
Quatrième de couverture :
Un ouvrage exceptionnel pour découvrir la beauté des plantes de nos régions d'une manière attractive et vraiment originale.
275 plantes (fleurs sauvages, arbres et arbustes) de nos régions, représentant la totalité des 137 familles botaniques que l'on trouve en Europe. Chaque espèce est décrite sur une double page.

Pour chaque double page :
Une planche en couleur présentant, sur une pleine page, 5 à 10 vues des différents organes de la plante (tiges et feuilles, fleurs, fruits et graines) ; Une fiche descriptive complète de la plante comportant notamment :L'origine du nom français et la signification du nom latin de la plante ; Une description des principaux caractères botaniques pour une parfaite identification, avec renvoi aux différentes parties de la plante illustrées sur la planche ; Une petite photographie en vignette illustrant un détail ou, au contraire, la plante en pied, ou encore une espèce voisine pour compléter la description ; Des informations étonnantes sur les adaptations développées par la plante pour survivre et se reproduire ; Une rubrique consacrée aux rapports de la plante avec l'homme (ses usages en cuisine, en cosmétique ou au jardin, ses vertus médicinales).

Le charme d'un herbier sans ses inconvénients : grâce aux montages photographiques, réalisés sur des spécimens fraîchement cueillis, on a vraiment l impression d'avoir la plante sous les yeux.Les gros plans soulignent les moindres détails et restituent avec une précision inégalée la subtilité des formes et la beauté des couleurs. Un herbier riche et documenté, qui illustre toutes les familles botaniques représentées en Europe.
Mon avis :
Un ouvrage magnifique pour les amoureux des plantes et ceux qui veulent en apprendre plus sur la botanique. Un livre qui ressemble à un vieux grimoire plein de secrets. Un livre d'herboriste qui donne envie de créer des onguents. Un beau cadeau à faire ou à se faire pour le plaisir des yeux et de l'esprit.

... Emmené par un traîneau de neige ...

Contes choisis
Andersen

Folio, 2001.



Un grand-père fou, une mère servante, un père qui est le plus pauvre des cordonniers d'Odense, où il naît en 1805. A quatorze ans, il arrive à Copenhague, vit dans le quartier des prostituées, s'essaie au chant, à la danse, à l'art dramatique, tombe amoureux d'une petite bossue, plus tard d'une prestigieuse cantatrice, sans d'ailleurs avoir avec elles ni avec aucune autre femme le moindre rapport. Des romans, des poèmes, des pièces de théâtre. Puis les merveilleux contes. Très vite, le fils du plus pauvre des cordonniers d'Odense devient un des hommes les plus célèbres et fêtés d'Europe : traduit en quinze langues (et jusqu'en bengali !), il est invité par les souverains dans leurs châteaux, accueilli à Weimar comme un mitre Goethe et, lorsqu'il va à Londres, c'est chez Dickens qu'il descend. Le Conte de ma vie s'achève en 1875, au moment où " le vilain petit canard " va rejoindre au pays de " la reine des neiges " " la petite marchande d'allumettes " et " la fée au sureau ".

Quel voyage! J'ai adoré parcourir ces contes tous plus beaux les uns que les autres. En se promenant sur les lignes de ce livre l'on croise des sorcières, des reines, des elfes ou encore des sirènes. Un bijou à dévorer.Le temps n'existe plus, le monde n'existe plus. La magie, le rêve envahit notre quotidien. Décors somptueux, atmosphéres irréelles ... un voyage inoubliable. Quel plaisir ce fut pour moi de retrouver La reine des neiges, conte que j'avais tant lu et aimé dans mon enfance. Je ressents quelque chose d'indéfinissable à la lecture des aventures de Gerda et Kay. A chaque fois, la même émotion.

Plongez vous aussi dans cet univers magique. Ouvrez la porte du pays des contes et laissez-vous aller ...
"Voilà ! Nous commençons. Lorsque nous serons à la fin de l'histoire, nous en saurons plus que maintenant, car c'était un bien méchant sorcier, un des plus mauvais, le «diable» en personne. Un jour il était de fort bonne humeur : il avait fabriqué un miroir dont la particularité était que le Bien et le Beau en se réfléchissant en lui se réduisaient à presque rien, mais que tout ce qui ne valait rien, tout ce qui était mauvais, apparaissait nettement et empirait encore.
Les plus beaux paysages y devenaient des épinards cuits et les plus jolies personnes y semblaient laides à faire peur, ou bien elles se tenaient sur la tête et n'avaient pas de ventre, les visages étaient si déformés qu'ils n'étaient pas reconnaissables, et si l'on avait une tache de rousseur, c'est toute la figure (le nez, la bouche) qui était criblée de son. Le diable trouvait ça très amusant. Lorsqu'une pensée bonne et pieuse passait dans le cerveau d'un homme, la glace ricanait et le sorcier riait de sa prodigieuse invention."

(La reine des neiges in Contes choisis, Folio, p157)

(Source de l'image : expositions.bnf.fr)

vendredi 4 janvier 2008

CD du moment ...


... Hisaishi Meets Miyazaki Films par Joe Hisaishi.
Tous les plus grands classiques de Hisaishi repris d'une sublime façon. Telles les plus grands airs de musique classique, cet album donne des frissons du début à la fin ... Un bijou! Bonheur, joie, tristesse, anéantissement, toutes les faiblesses de l'âme humaine sont retranscrites dans ce pur moment d'émotion ...

Agissons ...

Un jour sur terre

Film documentaire d'Alastair Fothergill et Mark Linfield
Musique de Georges Fenton


C'est dans un magnifique cinéma bordelais que j'ai eu la chance de voir ce somptueux film.
Images à couper le souffle, musiques extraordinaires, tous mes sens étaient en éveil durant la projection. On rit par moment, on sourit, on rêve ... mais on pleure surtout. La fin est bouleversante. Une indescriptible envie de pleurer s'empare de nous, mais aussi la terrible sensation de ne rien pouvoir faire pour sauver notre planéte.
Un film documentaire sur la beauté de notre monde. Un monde qu'il faut tenter de préserver.
L'ours polaire, tel un symbole de la lutte de notre planéte, nous envoie un message de détresse. La banquise se fend. Si l'on ne fait rien, les ours polaires auront disparu de notre planéte en 2030.
C'est vrai que l'on se sent, nous, personnes anonymes, terriblement impuissants. Et pourtant si chacun de nous faisait un petit geste pour la nature chaque jour ... peut-être que les choses bougeraient. La nature est si belle. Elle est notre mère. Ne nous battons pas avec elle ...



(Sources images : cdurable.info ; diatre.fr ; cine.ados.fr)

jeudi 3 janvier 2008

Troie ne tombera pas!

La trahison des dieux
Marion Zimmer Bradley

Le livre de poche, 1989.

Le récit légendaire de la guerre de Troie ressuscité par l'auteur des Dames du Lac. La princesse Cassandre, fille du roi Priam, prêtresse du temple d'Apollon, a vu l'inexorable avenir : Hector tué par Achille, les Grecs vainqueurs après des années de siège, la ville à feu et à sang, en expiation de l'enlèvement d'Hélène. Mais comment détourner la marche du destin, comment surmonter l'aveuglement et l'inconséquence des hommes ? Écartelée entre l'obéissance aux dieux et ses liens avec les humains, Cassandre assistera désespérée à l'accomplissement de la volonté divine. Passions amoureuses, fracas des batailles, héroïsme et violence des combats singuliers, intrigues de palais : l'épopée ancienne devient ici un fabuleux roman historique au rythme haletant, aux couleurs somptueuses…..

Comme j'ai aimé me replonger dans l'écriture de Marion Zimmer Bradley. J'ai retrouvé cette sensibilité féminine, cet amour du merveilleux et de la magie que j'avais tant aimé dans Les dames du lac. Je suis une amoureuse de l'Antiquité et surtout de la mythologie. Ce fut donc un réel plaisir de me plonger dans l'histoire de la chute de Troie. Cassandre m'a beaucoup émue, ainsi que tous les autres personnages de cette épopée. Marion Zimmer Bradley a, c'est vrai, pris des libertés avec le texte original d'Homére, mais sa version est, à mon goût, très intéressante. La fin de ce texte m'a faite trembler d'horreur et j'ai pleuré devant Troie en feu. Ces humains, pauvres jouets dans les mains des dieux, parfois victimes, parfois instruments de terreur, ils m'ont tous bouleversée et envoûtée. Une très belle aventure à lire!

"L'étroit croissant de lune disparaissait peu à peu dans les premières lueurs de l'aube. Dans sa chambre, Cassandre se tenait immobile près de sa mère qui finissait de remplir un sac de cuir contenant des tuniques, une paire de sandales neuves et un chaud manteau d'hiver.

- Ce n'est pas encore les grands froids, s'étonna la princesse.

- Tu sais, il fait plus froid qu'ici dans les plaines, répondit affectueusement Hécube. Tu en auras besoin, crois-moi quand tu monteras à cheval.

- Je ne veux pas te quitter, souffla l'enfant les larmes aux yeux."

(La trahison des dieux, Livre de poche, p 54)


(Source de l'image : mythologica.fr)